Normes internationales de résidus pour la ractopamine

La Commission du Codex alimentarius, qui détermine les normes internationales en matière de sécurité alimentaire, a finalement accepté de fixer des limites maximales de résidus pour la ractopamine.

La ractopamine est un promoteur de croissance qui aide aussi à produire des porcs et des bovins plus maigres. Ce produit est approuvé dans 27 pays, dont le Canada, les États-Unis, le Mexique, l’Australie, le Brésil et la Corée du Sud. L’Union européenne, la Chine, Taiwan et la Thaïlande bannissent l’importation de viande de porcs ayant consommé de la ractopamine.

C’était la 5e fois que la commission se penchait sur ce produit. Le vote du 5 juillet dernier a été serré: 69 pour, 67 contre et 7 abtsentions. Le gouvernement canadien et les représentants des producteurs de porcs canadiens et américains ont salué les résultats du vote.

La Commission du Codex alimentarius est un programme conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ses normes sont importantes puisqu’elles servent de base en matière de sécurité alimentaire pour les échanges internationaux et serviront donc à mettre de la pression sur les pays qui refusent la ractopamine.

La limite acceptée par la commission est de 10 microgrammes par kilogramme de viande de porc ou de bovin, de 40 microgrammes par kilogramme dans le foie et de 90 microgrammes par kilogramme dans les reins des animaux.

Contestation

Malgré la décision de la commission, l’Union européenne a réaffirmé sa position. Selon l’Authorité européenne de sécurité des aliments, il n’y a pas suffisamment de données pour proposer un niveau maximum de résidus de ractopamine et les risques pour la santé humaine ne peuvent pas être décrétés.

L’Authorité européenne de santé des aliments s’en prend notamment aux études sur les risques cardiovasculaires à la base de ces normes. Par conséquent, l’Union européenne entend maintenir son bannissement de la ractopamine.

Source: FAO, Daily Livestock Report, Pig Progess, Agriculture et agroalimentaire Canada et The Pig Site



Autres articles