Premiers signes encourageants pour un traitement expérimental contre la maladie de la vache folle

Belfast (Irlande), 6 mars 2003 – Le traitement expérimental administré depuis deux mois à un jeune Nord–Irlandais atteint de la forme humaine de la maladie de « la vache folle », montre des premiers signes encourageants, a indiqué la famille du malade.

Don Simms a précisé que l’état de santé de son fils Jonathan, 18 ans, qui souffre du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt–Jacob (nvMCJ), s’était stabilisé et que le traitement « semblait marcher ».

Un chirurgien avait pratiqué le 10 janvier, pour la première fois au monde, le traitement expérimental sur le jeune homme, dont la maladie est au stade terminal. Une deuxième intervention a eu lieu depuis cette date.

« Jonathan est dans un état stable, si l’on en croit les statistiques, il devrait être mort maintenant », a précisé Don Simms, ne cachant pas son émotion.

L’espérance de vie après l’apparition des premiers symptômes de la maladie n’est que de 14 mois. Or, chez Jonathan, le diagnostic a été effectué en septembre 2001.

« Mais c’est tout ce que je veux dire à ce stade, il me semble qu’il est trop tôt pour lancer toutes sortes d’affirmations et donner de faux espoirs à tous les infortunés qui sont touchés par ce mal », a dit Don Simms.

Jonathan souffre encore de problèmes assez prononcés de vue et d’élocution, a souligné son père.

Les parents de Jonathan et d’une jeune Anglaise touchés par cette maladie avaient obtenu en décembre de la justice britannique le droit de tester sur eux ce nouveau traitement, qui consiste à injecter directement dans le cerveau du polysulfate de pentosan.

Cette méthode n’était pas autorisée jusqu’ici, n’ayant été expérimentée que sur des souris, des rats et des chiens.

Il n’existe actuellement aucun autre traitement pour soigner la forme humaine de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), qui a déjà entraîné la mort de 117 personnes au Royaume–Uni.

Source : AFP


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