Prix des aliments à la baisse

Les prix des aliments ont atteint, en juin, leur plus bas niveau depuis septembre 2010, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il s’agit de la troisième baisse consécutive en autant de mois. Ce sont les matières grasses et les huiles qui ont enregistré la plus forte baisse.

En février 2011, les prix des aliments ont atteint des niveaux records mondialement. La hausse avait provoqué de nombreuses crises partout sur la planète alors que des millions de personnes peinent à gagner suffisamment pour se payer les denrées de base.

Les baisses de prix de ce printemps pourraient n’être que passagères, note la FAO puisque les cours du prix des grains sur les marchés mondiaux sont actuellement l’objet de spéculations provoquées par les mauvaises conditions météorologiques d’importants pays producteurs (comme les Etats-Unis). Au cours des deux dernières semaines, les cours des matières premières agricoles ont augmenté de près 15% sur certains marchés. Les prévisions de l’organisation internationale quant aux prévisions de récolte 2012 demeurent cependant optimistes.

Les producteurs canadiens sont protégés par le système de gestion de l’offre à l’interne, mais à l’échelle mondiale, les produits laitiers ont enregistré une baisse de prix de vente de 16% au cours des cinq derniers mois.

Distributeurs canadiens

Au Québec, ces mouvements dans le cours du prix des aliments s’ajoutent à une augmentation de l’offre prévue au cours de la prochaine année. En effet, en plus de l’offre des détaillants principaux (Loblaw, Sobeys et Metro), il faut ajouter celles des futurs Target (détaillant américain ayant fait l’acquisition des bannières Zellers et qui garnira les rayons d’aliments d’ici 2014), Cosco et Walmart.

Cette multiplication des points de vente aura une incidence sur les volumes des ventes, les parts de marché et les profits des détaillants canadiens, nous apprend l’hebdomadaire Les Affaires. Ceux-ci pourraient refiler la pression sur les transformateurs et les agriculteurs qui doivent également jongler avec une augmentation des prix sur les marchés mondiaux.

 

 

 

 



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