Un vaccin pour économiser

D’énormes quantités de boulettes congelées de boeuf haché ont été rappelées la semaine dernière à la grandeur du pays. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) craint la contamination de quelque 135 produits de marques diverses par la bactérie E. coli O157:H7. Bien qu’un seul cas de contamination ait été rapporté dans l’Ouest du pays, ce retour de viande à grande échelle rappelle l’importance de prévenir la propagation de la bactérie le long de la chaîne alimentaire. Cette bactérie est pathogène pour l’homme. Elle provoque d’importants vomissements et des diarhées et peut même entraîner des dommages irrévesibles aux reins.

Le principal dirigeant de l’entreprise Bioniche, Graeme McRae, en a profité pour répéter que sa firme a mis au point un vaccin contre cette bactérie. Le vaccin doit être injecté aux bovins, mais il coûte cher pour les agriculteurs qui n’en retirent pas de bienfait direct. M. McRae estime qu’une aide gouvernementale serait justifiée pour permettre aux agriculteurs de vacciner leurs animaux.

Bien qu’en attente d’homologation aux États-Unis, le vaccin est déjà autorisé au Canada depuis quelques années. Dans une entrevue accordée aux médias anglophones, M. McRae avance qu’il en coûte 200 millions de dollars en frais médicaux pour traiter les 26 000 Canadiens aux prises avec une infection à la bactérie E.coli. chaque année. Avec ce chiffre à l’appui, il ne s’explique pas pourquoi le gouvernement refuse d’investir 50 M$ comme aide aux agriculteurs pour l’achat du vaccin.

Rappelons que le gouvernement fédéral a coupé 10% des sommes totales investies en agriculture dans son dernier budget dévoilé la semaine dernière à Ottawa.  L’enveloppe globale d’Agriculture et Agroalimentaire Canada est estimée à 3,1 G$. Des coupes de 310 M$ ont été annoncées.

De plus, le gouvernement a également réduit le crédit d’impôt pour la recherche et le développement, le faisant passer de 20 à 15%.




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