155 autobus de la STM rouleront au biodiesel au centre-ville de Montréal

Montréal (Québec), mars 2002 – En présence du ministre d’Etat québécois aux
Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à
l’eau, M. André Boisclair, et de M. Clifford Lincoln, député de
Lac Saint-Louis, les partenaires du projet BIOBUS ont annoncé le lancement d’un projet de démonstration et d’évaluation du biodiésel au centre-ville de Montréal au Centre de transport Frontenac de la Société de transport de Montréal (STM). Le projet

s’échelonnera sur une année et son budget s’élève à plus de 1,3 M
$.

Les objectifs du projet sont d’expérimenter l’utilisation du
biodiésel en conditions réelles, particulièrement par temps froid,
et de démontrer la capacité d’approvisionner en biodiésel une
société de transport en commun comme la STM. Le projet évaluera
également les impacts économiques et environnementaux liés à
l’utilisation de ce carburant fabriqué à partir d’huiles végétales
ou de graisses animales non comestibles et recyclées.

Des partenaires engagés dans le transport durable

Les fonds que le gouvernement du Canada consacre à ce projet
proviennent de Développement économique Canada (DEC) et du volet
Mesures d’action précoce en matière de technologie (TEAM) du Fonds
d’action pour le changement climatique (FACC).

« L’initiative fait partie de la stratégie du gouvernement du
Canada visant à promouvoir des projets concrets susceptibles de
réduire considérablement nos émissions de gaz à effet de serre », a
déclaré Clifford Lincoln, qui a assisté à l’événement au nom de
Herb Dhaliwal, ministre des Ressources naturelles du Canada, de
David Anderson, ministre de l’Environnement du Canada, et de
Claude Drouin, secrétaire d’Etat responsable de Développement
économique Canada (DEC). « Le projet contribuera à évaluer les
avantages environnementaux, économiques et sociaux liés à
l’introduction du biodiesel au Canada et favorisera la venue des
carburants renouvelables, comme le biodiesel, sur les marchés. »

Les fonds consacrés par le gouvernement du Canada à ce projet
s’inscrivent dans le cadre financier déjà en place.

Au Québec, six ministères et organismes gouvernementaux intéressés

par le projet BIOBUS lui ont donné leur appui financier. Il s’agit
des ministères de l’Environnement (MENV), des Transports (MTQ),
des Affaires municipales et de la Métropole (MAMM), de l’Industrie
et du Commerce (MIC), des Ressources naturelles (MRN), ainsi que
de l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE) du Québec.

Comme l’a souligné le ministre André Boisclair, ce projet
permettra de démontrer le potentiel du biodiésel à réduire les
émissions de gaz à effet de serre et autres polluants
atmosphériques, à valoriser des matières résiduelles provenant de
l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’à favoriser la transition
des combustibles fossiles vers des sources d’énergie propres. « Le
projet s’inscrit ainsi dans une perspective de transport durable »
a-t-il conclu.

Des partenaires montréalais d’avant-garde

Le projet a vu le jour grâce à l’initiative de l’Association
canadienne des carburants renouvelables (ACCR) et de l’un de ses
membres, la Fédération des producteurs de cultures commerciales du
Québec (FPCCQ). « L’un des buts de l’utilisation du biodiésel, a
déclaré Bliss Baker, président de l’ACCR, est de fournir de
nouveaux carburants moins polluants et moins nocifs pour
l’environnement à partir de résidus de productions locales et du
recyclage de sous-produits de l’industrie agroalimentaire. »

C’est la société Rothsay/Laurenco de Ville Sainte-Catherine, une
filiale du Groupe Maple Leaf qui se spécialise dans le recyclage
des résidus agroalimentaires, qui fabriquera le biodiésel pur et
en assurera l’approvisionnement pour la durée du projet.

De son côté, la Société de transport de Montréal fournira tous les
véhicules qui serviront à l’expérimentation du biodiésel en
conditions réelles d’utilisation. Comme l’a déclaré M. Claude
Dauphin, président du conseil d’administration : « La Société de
transport de Montréal est fière d’être partenaire du projet de
démonstration de biocarburant. Par son ampleur, ce projet sera le
plus important jamais réalisé en Amérique du Nord dans le domaine
des transports en commun en milieu urbain. En mettant à la
disposition de l’équipe les infrastructures nécessaires à la
réalisation du projet, la STM démontre l’importance qu’elle
accorde à la protection de l’environnement et au développement
durable ».

Rappelons que le projet de démonstration nécessitera l’utilisation
de 500 000 litres de biodiésel, à deux niveaux de concentration,
soit le B5 et le B20, qui sont des mélanges à 5 % et à 20 %,
respectivement, de biodiésel dans du diésel régulier.
L’approvisionnement des autobus débutera en mars 2002, pour se
terminer en mars 2003.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Association Canadienne des Carburants Renouvelables (ACCR)

http://www.greenfuels.org/

Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec

http://www.fpccq.qc.ca/

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

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