Alerte au ver-gris noir

L’an passé, en début de saison, la présence au Québec du ver-gris noir avait été constatée dans plusieurs champs de maïs. Cette année, les chances que cet insecte nous revienne sont très élevées.

Aux États-Unis, l’hiver a été doux et le printemps, hâtif. Les insectes ravageurs pullulent. Avec la saison des tornades qui semble avoir débuté, des experts en Ontario craignent que le ver-gris noir se manifeste en plus grand nombre que jamais.

Heureusement, contrairement à l’an passé, nos semis de maïs ont pu être réalisés dans des dates normales, ce qui le rend moins vulnérable à cet insecte.

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Aux États-Unis, des papillons du ver-gris noir ont été capturés en nombre record dans des pièges posés par des entomologistes en Illinois et en Indiana. On parle de la « tempête parfaite » et de nombreux producteurs sont préoccupés.

Cet insecte n’est pas nouveau sur le territoire du Québec. Toutefois, il ne fait l’objet d’un dépistage systématique que depuis deux ans. À ce jour, les données recueillies au Québec ne permettent pas d’observer une croissance dans les dommages.

Le ver-gris noir ne passe pas l’hiver au Québec. Il arrive en généralement en juin, voyageant des États-Unis lors de systèmes dépressionnaires. Les papillons femelles recherchent des plantes hôtes pour pondre. Le plus souvent, il s’agit de mauvaises herbes, sinon de cultures commerciales fraîchement sorties du sol, dans lesquelles les larves font un ravage. Les champs en semis direct, ou ceux mal désherbés, sont plus vulnérables.

À lire aussi :

Le ver-gris noir sera de retour (Le Bulletin.com, août 2011)
Fiche d’information du ministère de l’Agriculture de l’Ontario

 

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