Aucune trace pour l’instant du virus H5N1 en Amérique du Nord

Washington (États-Unis), 10 mars 2006 – Les experts de l’agence géologique américaine (USGS) ont étudié les oiseaux migrateurs d’Amérique du Nord pendant huit mois sans déceler aucune trace du virus H5N1 de la grippe aviaire, même si beaucoup s’attendent à son apparition quasi inéluctable.

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés au gibier d’eau, considéré comme le vecteur le plus probable de maladies en provenance d’Extrême-Orient, en particulier vers l’Alaska et le Canada. Ils ont trouvé plusieurs virus, mais pas le H5N1.

« Les virus de la grippe aviaire sont fréquents au sein du gibier d’eau et des oiseaux des rivages d’Amérique du Nord et la découverte d’une variété de virus de la grippe aviaire n’est pas une surprise », a expliqué le Dr Leslie Dierauf, responsable du centre national sur la faune de l’USGS à Madison (Wisconsin).

Face au nombre croissant de pays où le virus H5N1 a été décelé, l’USGS compte surveiller de très près les oiseaux sauvages cette année. Les biologistes de plusieurs agences fédérales, universités ou organisations non gouvernementales comptent recueillir entre 75 000 et 100 000 échantillons d’oiseaux migrateurs.

Les laboratoires spécialisés du département de l’Agriculture analyseront la plupart de ces données, même si l’USGS est équipée pour étudier quelque 11 000 échantillons en 2006.

Jusqu’à présent, la seule variante de la grippe aviaire décelée est une version peu pathogène, le H5N2, trouvée chez un canard dans le Dakota du Nord.

Le Canada a récemment détecté plusieurs sous-classes de la grippe aviaire sur 250 échantillons d’oiseaux sauvages, dont une version faiblement pathogène du H5N1 distincte de celle qui s’est répandue de l’Asie à l’Europe et l’Afrique.

Le H5N1 a tué ou conduit à l’abattage de 200 millions d’oiseaux depuis qu’il est réapparu à la fin 2003.

Il ne se transmet pas facilement aux humains mais il a déjà tué 96 personnes.

Source : Reuters

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