Biodiversité : OGM et sécurité à l’ordre du jour à La Haye

La Haye, 22 avril 2002 – Des délégués de plus de 160 gouvernements se sont penché à La Haye sur les questions de sécurité pour la santé et l’environnement posées par les organismes génétiquement modifiés (OGM), dans le cadre du « Protocole de Carthagène sur la biosécurité ».

Ce Protocole, signé en 1999 à Carthagène (Colombie), fait partie de la Convention sur la Biodiversité et vise à assurer un usage et un transfert sécurisé des OGM, en tenant compte des risques qu’ils peuvent constituer pour la santé humaine et pour la diversité biologique.

Il vise notamment à minimiser ces risques en organisant les mouvements transfrontaliers des organismes modifiés vivants.

Actuellement, seuls 14 pays ont ratifié ce Protocole, qui n’entrera en vigueur qu’après la 50eme ratification.

« C’est trop peu et nous sommes présents à La Haye pour presser les Etats de le ratifier », a déclaré à l’AFP Miges Baumann, spécialiste de la question au sein de l’organisation écologique Greenpeace.

Les organisations non gouvernementales sont associés aux discussions de La Haye.

Selon lui, « c’est un bon protocole, mais il ne signifie rien s’il n’est pas ratifié ».

Les discussions de La Haye cette semaine porteront sur la prise de décision, le partage d’information, l’utilisation, le transport et l’identification, les mécanismes financiers et les règlements auxquels les pays acceptant le Protocole doivent souscrire.

« Il faut également définir les responsabilités en cas d’accident (avec des , mais les Etats-Unis, le Canada et l’Australie qui sont tous les trois de grands producteurs d’OGM, retardent le processus », souligne Miges Baumann.

Si les OGM occasionnent des dégâts ou des des problèmes de santé publique, les pays exportateurs peuvent-ils être tenus pour responsables?, telle est une des questions brûlantes qui sera abordée à la conférence à La Haye, précise Greenpeace.

Lors des discussions de La Haye Greenpeace souhaite dans un premier temps appeller les pays à ratifier le protocole pour accélerer son entrée en vigueur.

L’organisation écologiste appelle également à cesser les importations d’OGM vers les « centres de diversité », les régions où existent de nombreuses variétés naturelles de plantes, qui sont considérées par les défenseurs de l’environnement comme particulièrement vulnérables.

Source : AFP

Commentaires