Chirac réaffirme son opposition à toute réforme anticipée de la PAC

Paris (France), 26 septembre 2002 – Jacques Chirac a réaffirmé devant les organisations professionnelles agricoles son hostilité à toute réforme de la Politique agricole commune (PAC) avant l’échéance normale de 2006, selon le président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), Jean-Michel Lemétayer.

Le chef de l’Etat a réuni pendant une heure et demie à l’Elysée le conseil de l’agriculture française en présence du ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard.

Selon Jean-Michel Lemétayer, le projet de réforme de la PAC présenté par la Commission européenne a occupé l’essentiel de cette réunion. « Le président nous a réaffirmé sa très grande fermeté pour que nous n’abordions pas maintenant la réforme de la PAC », a déclaré le président de la FNSEA.

Jacques Chirac a cependant insisté sur la nécessité de relancer l’axe franco-allemand malgré les divergences entre les deux pays sur le projet de réforme. Evoquant sa prochaine rencontre avec Gerhard Schröder, il s’est déclaré convaincu que le chancelier réélu serait « dans les mêmes dispositions ».

Le président de la FNSEA, qui a rencontré mercredi le commissaire européen à l’agriculture Franz Fischler, de passage à Paris pour le congrès mondial du lait, a expliqué que les agriculteurs français n’avaient « pas la même approche » que Bruxelles sur le calendrier de la réforme. « Nous ne sommes pas prêts à une réforme radicale dans l’année 2003 », a-t-il rappelé.

Il s’est néanmoins déclaré « prêt à discuter d’un certain nombre d’adaptations » et à envisager « des évolutions tenant compte de l’élargissement (de l’Union européenne), des négociations internationales à l’OMC », l’Organisation mondiale du commerce.

Jean-Michel Lemétayer a par ailleurs remis à Jacques Chirac un mémoire sur les conséquences dramatiques des inondations du Sud-Est pour les agriculteurs.

A la veille de réunion de la commission nationale des calamités agricoles, il a souhaité que les indemnisations aillent « au delà de ce qui avait pu être fait dans le département de l’Aude il y a trois ans ». Le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard a promis jeudi que le taux d’indemnisation des agriculteurs du Gard, de l’Hérault et du Vaucluse serait de « 5% supérieur » à celui de l’Aude.

Source : AP

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