Chrétien demande à Bush de rouvrir la frontière au boeuf canadien

Ottawa (Ontario), 7 juillet 2003 – Le Premier ministre canadien Jean Chrétien a téléphoné au président américain George W. Bush pour lui demander la réouverture du marché américain au boeuf canadien, fermé depuis la découverte d’un cas de vache folle en Alberta (ouest) le 20 mai dernier, a indiqué son porte-parole, Steven Hogue.

Lors de cet entretien, qui a duré une dizaine de minutes, M. Chrétien a fait valoir au président que « sur le plan scientifique, tout ce qu’il y avait à faire a été fait » et qu’aucun autre cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) n’avait été depuis découvert, a déclaré M. Hogue à l’AFP.

« M. Bush a indiqué en termes clairs et à plus d’une reprise qu’il souhaitait trouver une solution rapide à ce dossier et qu’il (en) avait d’ailleurs mandaté ses principaux conseillers », a ajouté le porte-parole de M. Chrétien.

« Il n’a pas été question d’échéancier précis, mais le président a été clair et ferme », a dit M. Hogue.

Les deux hommes ont aussi discuté de la situation au Proche-Orient et de la tournée de M. Bush en Afrique. Leur entretien a été « positif et amical », selon le porte-parole de M. Chrétien.

M. Chrétien a aussi félicité M. Bush pour son « initiative » au Proche-Orient, en indiquant « qu’il était sur la bonne voie » et qu’il était « encourageant de voir des signes positifs » depuis quelques jours, a précisé le porte-parole.

L’industrie bovine canadienne estime à plus de 27 millions de dollars canadiens (17 M USD) par jour ses pertes découlant de l’interdiction de ses produits aux Etats-Unis.

L’animal atteint d’ESB, une vache noire de race Angus, avait été abattu fin janvier en Alberta après avoir été jugée impropre à la consommation.

Des milliers de têtes de bétail ont été abattues depuis sans que les analyses ne décèlent d’autres cas.

Fin juin, un groupe d’experts internationaux a estimé que ce cas était sans doute dû à une infection survenue dans le système d’alimentation du bétail.

La semaine dernière, l’Agence canadienne d’inspection des alimentsn’avait pas exclu la possibilité que le cas de la vache folle soit en fait issu des Etats-Unis.

Source : AFP

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