Commerce et subventions: le ministre Vanclief presse Washington

Washington (États-Unis), le 13 juillet 2000 – Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, a conclu aujourd’hui une série de réunions de haut niveau à Washington. Il a déclaré que les représentants du gouvernement et de l’industrie des États-Unis comprenaient mieux maintenant les préoccupations du Canada et qu’il allait continuer d’insister auprès du gouvernement américain pour traiter d’importants dossiers agricoles.







Le niveau de subvention accordé au secteur agricole par le gouvernement américain – qui atteint presque des sommets – et son recours aux crédits à l’exportation, aux crédits à conditions avantageuses et à d’autres programmes d’aide à l’exportation étaient au coeur des discussions des deux premières rencontres.


Au cours d’une visite de trois jours, M. Vanclief s’est entretenu avec le secrétaire à l’Agriculture, M. Dan Glickman, la déléguée commerciale générale des États-Unis, l’ambassadrice Charlene Barshefsky et la secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Mme Donna Shalala.

Le niveau de subvention accordé au secteur agricole par le gouvernement américain – qui atteint presque des sommets – et son recours aux crédits à l’exportation, aux crédits à conditions avantageuses et à d’autres programmes d’aide à l’exportation étaient au coeur des discussions des deux premières rencontres.

« J’ai fait remarquer que les subventions américaines pour le blé étaient environ huit fois plus élevées que celles du Canada, a précisé M. Vanclief. Ce type de subvention fausse le jeu des échanges internationaux, fait fléchir les prix et fait fondre les marges de profit de tous les agriculteurs. J’estime que ce n’est pas la bonne façon d’agir pour les gouvernements, opinion que j’ai clairement exprimée. »

M. Vanclief a souligné que le Canada et les États-Unis partageaient certains objectifs communs en ce qui concerne les négociations sur l’agriculture en cours à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les deux pays prônent tous deux l’élimination des subventions à l’exportation, l’amélioration considérable de l’accès aux marchés et l’imposition de mesures disciplinaires contre les pratiques de soutien interne causant de la distorsion commerciale.

« J’ai insisté sur le fait que le Canada était vigoureusement résolu à rendre le commerce plus libre et plus équitable, a ajouté M. Vanclief. J’ai aussi clairement signifié que le Canada allait faire valoir son droit de maintenir des régimes de commercialisation ordonnés. »

Le Canada continuera de défendre sa position lors de réunions entre les représentants gouvernementaux à Genève cet automne, ainsi qu’à l’occasion de la réunion ministérielle du groupe de Cairns à Banff en octobre et lors de missions dans les capitales européennes à l’automne.

Le président de la Fédération canadienne de l’agriculture, M. Bob Friesen, était aussi présent à Washington pour rencontrer divers dirigeants américains du secteur agricole et du Congrès.

À propos de sa visite, qui coïncidait avec celle du ministre, M. Friesen a déclaré : « Nous visons tous deux la même cible ici – essayer d’améliorer l’environnement des politiques multilatérales et bilatérales pour les producteurs du Canada. Par exemple, j’ai pu expliquer au chef du American Farm Bureau notre position de négociation multilatérale et discuter du très haut niveau de soutien agricole en vigueur aux États-Unis. »

Lors de sa rencontre avec Mme Shalala, M. Vanclief a souligné l’importance d’un système d’inspection alimentaire rigoureux s’appuyant sur des faits scientifiques et a discuté de certains dossiers bilatéraux en suspens.

M. Vanclief a aussi profité de son voyage pour organiser plusieurs autres rencontres avec quelques-uns des principaux membres du Congrès et des représentants de l’industrie américaine.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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