Conférence sur le climat: l’agriculture fait sa part

Le programme de recherche nommé 4 pour 1000, lancé au printemps dernier par le ministère français de l’Agriculture rallie de plus en plus de partenaires. À son lancement officiel mardi dans le cadre de la Conférence de Paris sur le climat, une centaine de participants  ont confirmé qu’ils participeraient à l’initiative. Dans le lot, une quarantaine de pays, des ONG et des fondations privées

Le programme de recherche international vise à augmenter de 4/1000e par an le stockage du carbone dans le sol grâce entre autres à l’adoption de nouvelles pratiques culturales.

Cette vidéo explique en quelques minutes en quoi consiste ce programme.

Aujourd’hui, on estime que 30 % des sols dans le monde sont dégradés avec des pertes associées de près d’un milliard de dollars. Les émissions de gaz à effet de serre liées à l’agriculture et la forêt sont importantes dans certains pays. Dans le cas de la  Nouvelle Zélande, les émissions provenant de ces secteurs s’élèvent à 50 %, un chiffre qui passe à 20% en France.

« Ce programme doit nous permettre d’améliorer nos connaissances sur la capacité de stockage des sols, d’identifier les stratégies agricoles à mettre en place, de définir les politiques publiques de promotion de ces nouvelles pratiques et d’évaluer les résultats obtenus », explique François Houllier, directeur général de l’Inra.

« L’agriculture doit être une solution et pas un problème », a ajouté Stéphane Le Foll, le ministre français de l’Agriculture. Ce dernier ne veut plus entendre dire que les agriculteurs sont des pollueurs. Ce dernier assure que les champs peuvent devenir un moyen de faire baisser les émissions de carbone si on augmentait leur capacité naturelle d’absorption du CO2 de 0,4 % par an (soit 4 pour 1000).

« Il faut favoriser une couverture continue du sol, lui apporter plus de matière organique avec par exemple des résidus de culture, des fumiers, des lisiers… et ne plus laisser de sol à nu », explique Jean-François Soussana, directeur scientifique environnement à l’Inra. Allonger la durée de pâturage des bêtes, enherber et moins labourer les sols font partie des méthodes envisagées.

Source: Agence France-Presse, 20 minutes

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires