Congrès annuel de la Filière cheval

Beloeil (Québec), 29 octobre 2002 – Le Québec compte 63 000 chevaux et cette industrie aux multiples facettes, ne devrait pas mettre sa croissance en veilleuse au cours des prochaines années. En effet, plus de 150 congressistes, réunis à Beloeil le 28 octobre dernier, dans le cadre du 2e Congrès annuel de la Filière cheval du Québec, ont pris connaissance des meilleures opportunités de développement qui leur seraient accessibles au Québec.

Ces avenues de croissance sont en fait les conclusions d’une vaste étude de marché, réalisée à la demande de la Filière cheval du Québec, par Zins Beauchesne et associés, un groupe d’experts en analyse et planification marketing.

En réalisant des entrevues, des groupes de discussions de même qu’un sondage, et en combinant ces informations avec l’offre actuelle de produits équestres au Québec de même qu’hors-Québec, les chercheurs ont pu identifier les forces et faiblesses de l’industrie, en dégager différentes opportunités de développement de même que les conditions nécessaires à leur réalisation.

Tablant sur les données du sondage, qui montre un grand intérêt de la population envers le cheval, les promoteurs ont été appelés par Mme Renée Dubé, associée chez Zins Beauchesne, à mettre en valeur, au sein de leur secteur respectif, plusieurs volets prometteurs, comme, à titre d’exemple, la randonnée touristique, des classes natures axées sur le cheval et l’intégration de l’équitation aux cours d’éducation physique et aux loisirs municipaux. Ces deux derniers volets sont en effet important car, lors du sondage, les parents se sont montrés particulièrement favorables à la participation de leurs enfants à différentes activités équestres.

L’étude a aussi permis de constater la nécessité pour l’industrie équestre de mieux communiquer avec la population. En effet, cette dernière se montre intéressée mais se dit peu au courant des activités accessibles.

C’est grâce à l’appui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et de plusieurs intervenants de l’industrie que cette recherche, dont les résultats sont disponibles auprès de la Filière cheval du Québec, a pu être effectuée.

Deux autres conférenciers sont venus complété l’information présentée. D’abord M. Michel Zins, président de Zins Beauchesne, a développé une stratégie marketing en dix points alors que M. Jean-Claude Gagnon, de Émond Gagnon inc, a démontré comment il était essentiel, dans une stratégie d’affaires, de placer le client avant le concurrent.

Ce congrès a aussi marqué une première pour l’industrie du cheval. En effet, la présence de plusieurs congressistes représentants de différents acteurs économiques, comme La Financière agricole, les CLD et les SADC, des organismes appelés à participer au financement de différents projets équestres, a été considérée par les organisateurs, comme une excellente nouvelle qui montre bien l’intérêt que suscite le cheval.

Cette démarche s’inscrit dans la réalisation du plan stratégique de développement de la Filière cheval du Québec, organisme de concertation qui regroupe des intervenants de tous les secteurs d’activités, qui s’est donné pour mandat d’aider chacune des composantes du milieu à mieux tirer son épingle du jeu.

Ainsi, après un tel congrès, de souligner M. Richard Mongeau, président de la Filière cheval du Québec, les artisans du milieu disposeront de meilleurs outils pour développer leurs affaires et les analystes, qui en étudieront le bien-fondé, pourront plus facilement en évaluer la faisabilité et la rentabilité.

« L’industrie des sports équestres est donc mieux équipée que jamais pour assurer son développement », de conclure M. Mongeau.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Filière Cheval

http://www.filiere-cheval.com

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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