Des députés provinciaux ont assisté à la projection du documentaire Le monde selon Monsanto

Québec (Québec), 13 mai 2009 – Des députés de tous les partis politiques de l’Assemblée nationale du Québec ont assisté à la projection du documentaire Le monde selon Monsanto. Ceux-ci se sont ensuite entretenus avec la réalisatrice Marie-Monique Robin pour une période de questions.

Du Parti québécois étaient présents Stéphane Bergeron, Pierre Curzi,Scott Mckay et François Gendron. Ce sont aussi déplacés Georges Mamelonet duParti libéral du Québec, Amir Khadir de Québec solidaire et Janvier Grondin del’Action démocratique du Québec. Un représentant d’Yvon Vallières a aussiassisté à la projection.

Greenpeace constate avec satisfaction que la plupart des députés, mêmeparmi les absents, ont été interpellés par le film qui explique comment lamultinationale impose les OGM aux agriculteurs, aux consommateurs et aux élus.

« J’ai trouvé les députés très attentifs et très intéressés par mondocumentaire », constate la réalisatrice du documentaire, Marie-Monique Robin.« Je suis toutefois surprise que le Québec n’ait pas encore l’étiquetageobligatoire. En Europe, nous en sommes à l’étape de renforcer les règles desOGM en adoptant l’étiquetage « nourri avec des OGM » pour la viande et lesproduits de la viande (lait, fromage, oeufs, etc.). Il est choquant de savoirque les Québécois risquent d’être moins informés que nos vaches en Europe! »,fait observer Marie-Monique Robin.

Contrairement à l’Europe, le dossier de l’étiquetage des OGM fait dusurplace depuis plusieurs années au Québec. Greenpeace est d’avis qu’il esttemps pour le premier ministre Charest de tenir sa promesse et d’étiqueter lesOGM, une promesse faite aux Québécois lors de la campagne électorale de 2003.A ce jour, l’étiquetage est obligatoire dans une quarantaine de pays dans lemonde.

En une dizaine de jours, plus de 5000 messages ont été envoyés à tous lesdéputés par l’entremise du site internet de Greenpeace. Ce nombre relativementélevé pour ce type d’action démontre que les gens n’en démordent pas : ilsveulent savoir si les aliments dans leur assiette contiennent des OGM!

« Après le dépôt du rapport Pronovost sur l’avenir de l’agriculture en2008 qui a recueilli un large consensus au Québec en faveur d’une agricultureplus verte et plus respectueuse de la santé et de l’environnement, il estimpensable que le gouvernement n’arrive pas à régler le dossier del’étiquetage obligatoire des OGM », de conclure Eric Darier, directeur deGreenpeace au Québec.

Greenpeace va continuer sa campagne dans les mois à venir en mobilisantles citoyens dans chacun des comtés des députés pour qu’ils agissent afin lesQuébécois aient accès à l’étiquetage des OGM… et si possible… avant lesvaches en Europe.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Action démocratique du Québec (ADQ)
http://www.adq.qc.ca/

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Monsanto
http://www.monsanto.com/

Parti libéral du Québec
http://www.plq.org/

Parti québécois
http://partiquebecois.org/

Québec Solidaire
http://www.quebecsolidaire.net/

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