Embargo sur le boeuf: Paris et Londres reprennent les hostilités

Paris (France), 23 mai 2002 – La Grande-Bretagne exige à nouveau de la Commission de Bruxelles que des sanctions soient prises contre la France, qui a réitéré son refus de lever son embargo sur le boeuf britannique.

« Pour l’instant nous ne changerons pas notre position », a déclaré dans la matinée le nouveau ministre français de l’Agriculture, Hervé Gaymard, confirmant la position de ses prédécesseurs Jean Glavany et François Patriat.

Ce dernier avait même précisé en mars que l’embargo serait maintenu jusqu’aux élections législatives de juin.

A l’époque, Londres avait demandé à Bruxelles que des amendes soient infligées à la France. Les Britanniques avaient aussi demandé que Paris soit contraint de respecter un jugement de la Cour européenne de justice de décembre dernier exigeant la levée de l’embargo.

En mars 1996, la Commission européenne a décrété un embargo sur toutes les exportations de boeuf britannique après l’établissement d’un lien entre la maladie de la vache folle et sa variante humaine, la maladie de Creutzfeld-Jakob.

Mais cette mesure a été levée depuis l’été 1999, le comité scientifique de l’UE ayant estimé que le risque était désormais très faible.

Le gouvernement français, toutefois, a unilatéralement maintenu cet embargo, arguant qu’il n’avait toujours pas la garantie que le boeuf britannique était exempt de toute contamination par l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ce que contestent les Britanniques.

Conscient de l’enjeu électoral en France, le gouvernement britannique a indiqué qu’il évoquerait le dossier avec les autorités françaises après les législatives des 9 et 16 juin.

Source : Reuters

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