Ligne de temps

Encore plus de pommes!

Au cours des 10 dernières années, le rendement des vergers québécois n’a cessé d’augmenter. Que ce soit par unité-arbre ou par hectare, le verger moyen produit davantage aujourd’hui qu’en 2006.

Selon les statistiques du programme ASRA de La Financière agricole du Québec, le rendement de la ferme type est passé de 198,8 à 274,0 kilogrammes par unité-arbre*. Cela représente une augmentation de plus de 38 % par unité-arbre et de 48 % par hectare.

Bien que cette augmentation puisse s’expliquer par un ensemble de facteurs, tels que la gestion des vergers et les conditions climatiques favorables, un changement quant au type de pommiers que l’on retrouve dans les vergers semble être l’un des éléments déterminants de l’évolution des rendements.

En effet, depuis 10 ans on assiste à un changement important des arbres qui composent les vergers. Toujours selon les données de La Financière, les pommiers de types semi-nains et nains ont remplacé en bonne partie les pommiers de type standard qui ne représenterait plus que 20 % des unités-arbres en 2016 contre 43 % en 2006.

La modification du type pommier du verger a un double effet, car en plus d’introduire des arbres potentiellement plus productifs, il consiste également au retrait de pommiers moins productifs. Selon Gaëlle Charpentier, conseillère pomicole dans Laurentides-Lanaudière, les pommiers nains et semi-nains arrivent à pleine production plus rapidement, soit vers 7 ou 8 ans contrairement à 10 ou 12 ans pour les pommiers standards. De plus, ces types de pommiers permettent de produire des fruits de meilleure qualité en améliorant l’efficacité des traitements, la facilité d’entretien des arbres, la coloration et le calibre des fruits. D’autre part, l’augmentation de rendement observé se reflète surtout au niveau de la constance de la production. Un élément non négligeable permettant de stabiliser les revenus des entreprises.

En conclusion, on assiste depuis plus d’une décennie à une modification importante des vergers du Québec qui a affecté de manière importante leurs rendements. Bien que la mise en place de certains programmes d’aide comme le Programme de modernisation des vergers du MAPAQ y ait contribué, on doit grandement attribuer ce changement aux productrices et aux producteurs québécois qui ont su s’adapter à l’évolution des marchés et investir dans l’amélioration de leurs entreprises.

*Le terme unité-arbre (u.r.) est une unité de mesure utilisée par La Financière agricole du Québec pour déterminer de manière uniforme les vergers considérant les différentes catégories de pommiers (Standards,semi-nains et nains) qui les composent.

Vous souhaitez en apprendre plus sur les coûts de production dans le secteur pomicole ou dans tout autre secteur agricole, consultez le site Internet du CECPA au cecpa.qc.ca.

Source : Centre d’étude sur les coûts de production en agriculture (CECPA), Gaëlle Charpentier, conseillère pomicole.

 

à propos de l'auteur

Commentaires