Entrée en vigueur du Programme d’inspection et d’entretien des véhicules automobiles lourds

Québec (Québec), 1er juin 2006 – Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a annoncé l’entrée en vigueur du Programme d’inspection et d’entretien des véhicules automobiles lourds. Le programme qui entre en vigueur le 1er juin contribuera à assainir l’air au Québec,particulièrement en milieu urbain.

Cette annonce a été faite en présence de représentants du ministère duDéveloppement durable, de l’Environnement et des Parcs, du directeur régionaladjoint du Grand-Montréal de Contrôle routier Québec, M. Guy Lalumière, et duprésident de l’Association québécoise de lutte contre la pollutionatmosphérique, M. André Bélisle, à l’occasion du Salon national del’environnement qui se tient jusqu’au 4 juin, à Montréal.

Le programme s’appuie sur le Règlement sur les normes environnementalesapplicables aux véhicules lourds, qui établit les normes de contrôle desémissions polluantes. Ce sont les contrôleurs routiers de l’agence Contrôle routier Québec qui ont le mandat d’intercepter les véhicules lourds qui présentent des signes d’émissions excessives puis d’analyser leurs émissions à l’aide d’appareils appropriés.

Bien que le règlement entre en vigueur dès aujourd’hui, une période de transition de trois mois est prévue pendant laquelle les propriétaires recevront des avertissements. Les dispositions pénales s’appliqueront donc àcompter du 1er septembre 2006.

La mise en oeuvre du Programme d’inspection et d’entretien des véhiculesautomobiles lourds est le fruit d’un travail concerté qui a nécessité laparticipation de nombreux acteurs de secteurs aussi diversifiés quel’automobile, l’énergie, la santé, l’éducation et l’environnement.

Le Ministère est confiant que l’industrie du transport sera en mesure decollaborer et de s’adapter à ces nouvelles exigences car la plupart despropriétaires font déjà l’entretien régulier de leur parc de véhicules lourdsen raison des économies sur le carburant et les réparations qu’un véhicule enbon état leur fait réaliser.

« Dans la mesure où on part de zéro, le PIEVAL, c’est une bonne nouvelle.Ca ne s’est jamais fait au Québec », a déclaré M. André Bélisle, président del’AQLPA. M. Bélisle rappelle que ce sont surtout les camionneurs dont levéhicule émet des cheminées de fumée noire qui vont être interceptés, mis àl’amende et obligés de réparer et de repasser le test. « On saitqu’actuellement, plus de 15 000 véhicules lourds qui sillonnent les routes duQuébec échoueraient le test s’ils étaient interceptés. On est encore loin desprogrammes universels obligatoires pour véhicules lourds et légers de nosvoisins américains et canadiens, mais c’est une première étape », note M.Bélisle.

Rappelons que près de 130 000 véhicules lourds sont immatriculés auQuébec, ce qui ne représente que 3 % de l’ensemble du parc automobilequébécois. Ils sont néanmoins responsables de la moitié des émissionspolluantes attribuables au transport routier. Or, les polluants qu’ilsrejettent dans l’atmosphère, tels que les composés organiques volatils, lemonoxyde de carbone, les oxydes d’azote et les particules fines, contribuent àla formation de smog dans les zones urbaines et peuvent être associés àcertains troubles pulmonaires et cardiaques. La mise en oeuvre du Programmed’inspection et d’entretien des véhicules automobiles lourds amènera uneréduction annuelle de quelque 82 000 tonnes de gaz à effet de serre et de 450tonnes de particules fines.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec
http://www.menv.gouv.qc.ca

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