Europe : croissance des ventes de machines agricoles

Europe, 9 octobre 2002 – Les ventes de machines agricoles ont progressé dans l’Hexagone de 7,9%, à 2,06 milliards d’euros au premier semestre comparé à la même période de 2001, alors que les quatre syndicats de la filière machinisme agricole (Sygma, Secima, SNCVA et Sedima) tablaient auparavant sur une baisse de 5 à 6 %.

La production française a vu son chiffre d’affaires s’accroître de 12,7%, à 1,55 milliard d’euros (dont 730 millions réalisé dans l’Hexagone, soit +9%). Les importations (en provenance pour l’essentiel de l’Union européenne) ont progressé de 7,4%, à 1,3 milliard d’euros. Elles représentent ainsi 64% des ventes sur le marché français. Les exportations ont grimpé de 15,4%, à 823 millions d’euros, signant leur huitième année de croissance consécutive. Si l’Allemagne reste le premier client des constructeurs de machines agricoles établis en France, leur livraisons ont surtout bondi en Grande-Bretagne (+41%), aux États-Unis (+34%) et dans les pays d’Europe de l’Est (+17%)

Par catégorie de matériels, ce sont les tracteurs, avec des immatriculations en hausse de 7% sur les 9 premiers mois de l’année (ce qui laisse prévoir une progression de 4% à 37.000 unités sur l’ensemble de 2002), le matériel de fenaison (+4% à +8% selon les matériels pour la campagne 2001-2002), les équipements pour élevage bovin et les véhicules de transport (+3%, à 28.000 unités prévues en 2002) qui profitent essentiellement de cette reprise des ventes.

Stabilité en 2003

Cette croissance des ventes, qui compense le recul de 10% accusé en 2001, s’explique par «la confiance en partie retrouvée des éleveurs bovins après le retour vers la normale de la consommation de viande et la progression de la consommation des produits laitiers ainsi que par un climat favorable à la production de céréales et de fourrage», a indiqué Michel Siebert, président du Sygma. Les céréaliers attentifs aux évolutions possibles de la PAC sont néanmoins restés mesurés dans leurs investissements.

Une attitude de prudence que revendiquent aussi les professionnels du secteur dans leurs prévisions. Malgré « un environnement plus favorable» et la promesse d’une fin d’année 2002 supérieure à leurs attentes, ceux-ci préfèrent en effet tabler sur une stabilité des ventes pour 2003. « La bonne récolte céréalière en qualité et en quantité et la reprise des cours mondiaux constituent un facteur, a priori favorable aux investissements du secteur. La remontée de consommation de viande bovine, la bonne orientation des produits laitiers créent aussi un environnement propice aux achats», estiment-ils. Mais le secteur n’est pas à l’abri d’un «aléa climatique, épidémiologique » ou de perturbations causées par «des pressions psychologiques résultant de toute déclaration intempestive sur la PAC ».

Source : Les Échos

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