Faibles populations de pucerons

2012 est une année pair. C’est connu et démontré scientifiquement : le puceron du soya frappe plus fort les années impaires, aux États-Unis comme au Canada. Donc pas de soucis cette année.

L’an dernier, le puceron du soya a semblé vouloir faire mentir la règle des années paires et impaires. Nous étions en 2011 et le puceron s’est fait plutôt discret. Cette année, le puceron du soya est présent en très faible densité dans les champs du Québec, ce qui tend plutôt à confirmer la règle.

Le rapport du Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) du 13 juillet (document PDF) faisait état de très faibles populations de cet insecte la semaine dernière au Québec, avec une moyenne provinciale de 1,2 puceron par plant. De plus, les insectes prédateurs et parasitoïdes sont déjà bien présents dans plusieurs champs de soya.

Dans 66 % des 107 champs dépistés, aucun puceron n’a été observé. Le champ le plus infesté avait une population de 20 pucerons par plant.

Les experts du RAP estiment qu’actuellement, la situation est comparable à celles des années 2008 et 2010, quand les populations sont demeurées sous le seuil d’alerte durant toute la saison.

En Ontario, le Crop Report du 11 juillet ne fait pas état de problèmes reliés au puceron du soya. Cependant, l’application mobile Aphid Advisor aurait déjà formulé quelques recommandations de pulvérisation pour cet insecte.

Selon l’agronome du ministère de l’Agriculture, Albert Tenuta, le nématode à kyste du soya et le rhizoctone commun (Rhizoctonia solani) semblent plus communs cette année.

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