France : forte diminution des dépenses alimentaires

Paris (France), 15 mai 2002 – Les Français ont nettement réduit en quarante ans la part de leurs dépenses consacrées à l’alimentation et ont modifié leurs pratiques alimentaires en privilégiant les produits élaborés au détriment des produits traditionnels comme le pain, selon une étude de l’INSEE.

« De 27% en 1960, la part des dépenses de consommation des ménages consacrées à l’alimentation est passée à 14% en 2001 », indique l’INSEE dans une étude sur quarante ans de consommation alimentaire en France. Cette baisse de la part de l’alimentaire intervient alors que les dépenses des ménages consacrées au logement et aux transports ont augmenté, passant de respectivement de 12 à 24% et de 10 à 15%.

Depuis 1960, la part des produits traditionnels a nettement diminué dans le panier de la ménagère. Ainsi, la consommation de pain par habitant a baissé chaque année de 1,4% en moyenne.

Signe de l’attrait pour les produits élaborés, le yaourt, dont la consommation a été multipliée par 15 depuis quarante ans. Sa consommation était marginale en 1960, il est devenu aujourd’hui un des produits alimentaires les plus en vogue. Il est aussi un des rares produits du secteur dont le prix augmente moins vite que l’ensemble des autres biens, grâce à sa forte diffusion et à la réduction des coûts de production, indique l’INSEE.

Parmi les nouvelles tendances alimentaires, les préoccupations de santé guident les choix des consommateurs et ce souci s’illustre notamment dans l’augmentation de consommation des eaux minérales et de source. Les produits « santé et forme », pénalisés par des prix élevés, ne représentaient toutefois que 5% de la consommation alimentaire en 2001.

Le beurre a perdu du terrain par rapport à la margarine et la consommation de sucre a diminué régulièrement de 3,1% par an depuis 1971, ajoute l’INSEE. La viande rouge, bien avant l’épisode de la vache folle, est en perte de vitesse et sa consommation diminue régulièrement depuis 1987, après avoir stagné les années précédentes. Les ménages reportent leurs achats vers la volaille et les produits transformés de la pêche, indique l’étude. Entre 1960 et 2001, la part de viande rouge est passée de 11,2% à 6,6%.

Source : AFP

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