Gazprom révèle le vrai visage de Rabaska: les masques tombent

Lévis (Québec), 13 janvier 2009 – Son mariage avec Gazprom avait d’abord forcé Rabaska à sortir du placard et avouer ce qu’il avait toujours nié : sa raison d’être serait d’abord une ouverture vers le marché des Etats-Unis. De plus en plus, la présence du partenaire russe permet de lever le voile et de découvrir le vrai visage du controversé projet.

Affecté par la situation économique mondiale actuelle, Gazprom ne pourralivrer l’approvisionnement en gaz naturel de Rabaska avant 2017, voire 2020.Disparue donc cette « urgence » ayant « forcé » le gouvernement Charest àoutrepasser ses lois et règlements, notamment la Loi sur la protection duterritoire agricole.

De plus, la création prochaine d’un cartel des pays producteurs de gazvraisemblablement mené par Moscou fixera dorénavant un prix mondial pour legaz naturel. « L’ère du gaz bon marché est révolue », affirme le premierministre russe, Vladimir Poutine. Ainsi s’envole le mirage d’un prix de faveurpour le Québec, tel que promis par Gaz Métro.

Enfin, cette fâcheuse tendance qu’a la Russie de mêler la politique à sescontrats d’énergie, allant jusqu’à « violer tous les accords passés…ce quiest totalement inacceptable » aux dires du premier ministre français FrançoisFillon, n’augure rien de bon pour les états dépendant de Gazprom et leurapprovisionnement gazier. Les actuelles et répétitives coupures dansl’acheminement du gaz russe vers l’Europe le démontrent clairement : la Russien’est pas un partenaire fiable. Alors que son approvisionnement n’est pasmenacé et que le Québec est en voie de devenir lui-même producteur de gaznaturel, comment faut-il comprendre cet acharnement qu’a mis le gouvernementlibéral à favoriser la création de cette nouvelle dépendance énergétique etenvers la Russie de surcroît ?

Tel des masques qui tombent, disparaissent une à une les justificationsde Gaz Métro pour tenter de légitimer la construction d’un terminal méthanieren zone habitée face à l’île d’Orléans. Suite à ces révélations, comment GazMétro peut-il encore plaider pour son projet destructeur d’environnement etdangereux pour la population, si ce n’est pour son seul profit au mépris dureste? Et surtout, comment le gouvernement québécois pourra-t-il seulementcontinuer de tolérer le projet Rabaska, sachant désormais que lesjustifications n’existent plus, que les controverses l’entourant sont de plusen plus évidentes et l’opposition de plus en plus affirmée ?

Dans ce contexte, le Collectif Stop au méthanier fait une fois de plusappel à la raison : Gaz Métro doit retirer son projet définitivement et legouvernement annuler le décret l’ayant autorisé.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Gaz Métropolitain
http://www.gazmet.com

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