Greenpeace : financement pour l’étude des plantes transgéniques

Montréal (Québec), 13 novembre 2002 – Dans une lettre adressée au ministre
délégué à L’Environnement et à l’Eau, Monsieur Jean- François Simard,
Greenpeace l’enjoint de retirer l’aide financière de 197 975 dollars
octroyée, en octobre dernier, à une équipe de recherche dirigée par le
professeur Dominique Michaud de l’Université Laval, connu pour ses
opinions en faveur des OGM (1). Le mandat étant de réaliser « une étude

sur les impacts environnementaux associés aux cultures transgéniques. »

Greenpeace apprenait récemment que le professeur Michaud siège à la fois
sur le comité scientifique et le comité organisateur d’une conférence sur
la moléculture pharmaceutique, qui aura lieu à Québec du 16 au 19 mars
prochain. Cette conférence est organisée par l’Association internationale
de moléculture (IMFA inc.) et « se veut une occasion de rencontre unique
entre les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques qui
développent ces médicaments et les compagnies qui les produisent ». Les partenaires pour cette conférence sont
tous des organisations de lobby, partisanes des OGM : la Biotechnology
Industry Organization, BIOTECanada et la Drug Information Association.

« La participation active du professeur Dominique Michaud à cette
conférence est d’autant plus inquiétante au niveau de son impartialité et
de son objectivité scientifique puisqu’il est le seul universitaire sur
le comité scientifique. Les deux autres personnes proviennent

d’entreprises de la biotechnologie : Maurice Maloney de SemBioSys et
Louis-P. Vézina de Medicago. Pour ce qui est du comité organisateur, le
professeur Michaud est également le seul universitaire parmi les huit
membres dont six proviennent d’entreprises et/ou de lobby de la
biotechnologie (2) », explique Éric Darier, responsable de la campagne
OGM pour Greenpeace.

« De plus, la Fédération des producteurs de cultures commerciales au
Québec (FPCCQ de l’UPA) a été choisie par le ministère comme partenaire
dans cette étude. Cette fédération représente les producteurs qui
utilisent les semences GM (maïs, soya et canola). C’est comme confier aux
pollueurs le mandat de révéler et de prouver la pollution qu’ils causent
», explique Éric Darier.

« Le ministre Simard aurait dû octroyé cette étude à une équipe de
chercheurs indépendants face aux intérêts économiques de l’industrie de

la biotechnologie et ceux des producteurs
d’OGM. Sinon, c’est un gaspillage des deniers publics », de conclure Éric
Darier.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec

http://www.fpccq.qc.ca/

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

Commentaires