III – Plus de rendement S.V.P.

Au Québec, les rendements moyens en soya stagnent, voire diminuent. Pourquoi? Le Bulletin.com a recueilli l’avis d’experts de l’industrie.

Dans ce troisième article d’une série qui se poursuivra au cours des prochaines semaines, on examine la question des semis : profondeur, température du sol, pH adéquat et semences certifiées.

Le semis

« Cette dernière saison, on a vu dans plusieurs endroits, une profondeur de semis non uniforme et une mauvaise répartition des grains sur les sillons. Ces deux points sont des prérequis pour augmenter le potentiel de rendement. »

– Hicham Bali, SG Ceresco

« Avoir un bon équipement bien ajusté pour le semis aidera à réduire la variabilité et le délai d’émergence. Un semis de soya effectué avec un planteur versus un semoir sera plus uniforme. Malheureusement, on ne descend pas assez du tracteur pour aller voir ce qui se passe derrière. »

– Stéphane Myre, Dekalb

« Lorsque la production de soya a commencé plus sérieusement au Québec dans les années 90, les producteurs utilisaient leurs meilleurs champs pour la production de soya et ne semaient pas avant le 15 mai, quand le sol était chaud. Maintenant, le soya est semé très tôt dans des conditions difficiles où le pH est souvent en deçà de 6 avec une fertilité du sol ainsi qu’un taux de matière organique faible. Il faut être plus attentif aux conditions de sol lors du semis : s’assurer que le pH est adéquat, le sol fertile et la température du sol supérieure à 10 0C. »

– Suzie Le Sauteur, PRO Seeds

« On a avantage à opter pour des semences certifiées puisque la production est régie par des normes sévères de contrôle de qualité concernant les impuretés, les graines de mauvaises herbes, les maladies, la germination, etc. »

– Daniel Masse et Sébastien Charest, Semences Hyland

« Il faut semer le soya en mai dès que le sol est prêt pour qu’il puisse produire le maximum de trifoliés avant le début de la floraison à la fin juin. Ceci permet de semer des cultivars tardifs qui ont un potentiel de rendement plus élevé. Cette pratique fait cependant en sorte que les semis de soya et de maïs risquent d’arriver en même temps. Il ne faut pas attendre d’avoir semé tout le maïs avant de commencer les semis de soya. Si le temps et la machinerie manquent, contracter les semis peut être un investissement rentable. »

– François Labrie, La Coop fédérée

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