Impossible d’éviter la dispersion de pollens d’OGM

Paris (France), 24 octobre 2002 – Le taux de dispersion de pollens issus de plantes génétiquement modifiées ne sera « jamais » nul et « exiger un seuil zéro est impossible », a indiqué le Pr Marc Fellous, président de la commission du génie moléculaire (CGB) en présentant le rapport d’activité 2001 de cet organisme.

« Il est illusoire de croire que les distances d’isolement permettent d’obtenir un confinement absolu des cultures, et la pose de filets anti-oiseaux ou anti-insectes » qui « n’est pas sans poser des difficultés » (…) « n’est pas une exigence systématique », souligne le Pr Fellous dans son rapport.

En 2001, la commission a examiné 31 dossiers -23 concernant des plantes et huit des essais de thérapie génique- et donné son feu vert à la totalité de ces demandes d’autorisation d’expérimentations.

Après un pic en 1996 et 1997, où plus de 120 demandes annuelles avaient été déposées, la commission a observé une réduction constante : 80 demandes en 1999, 38 en 2000 et seulement de 31 en 2001.

Les demandes déposées l’an dernier ont porté sur huit espèces végétales et un hybride. Les demandes concernant le maïs ont représenté 44 % des cas, le colza 18 %, la betterave 9 % et les autres plantes (luzerne, tournesol, pomme de terre, blé, peuplier et hybride de colza et de ravenelle) 4 % chacune.

Selon les cas, les demandes visaient à apprécier la tolérance à un herbicide (39 %), la résistance aux champignons (13 %), une modification de qualité (8 %), la tolérance au stress (8 %), la résistance aux virus (4 %), la résistance aux insectes (4 %).

Les disséminations expérimentales qui ont eu lieu en 2001 ont été conduites par 13 entreprises privées, trois établissements publics et trois instituts techniques, sur la base de 53 décisions d’autorisation dont 16 délivrées en

La commission du génie moléculaire, « consultative et indépendante » est chargée d’examiner les demandes d’essais d’OGM en France. Elle est composée d’experts scientifiques et de représentants de la société civile nommés par arrêté conjoint des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement.

« Nous n’avons pas mandat pour juger de l’utilité ou de l’inutilité d’un organisme génétiquement modifié, notre rôle est seulement de dire s’il présente ou non un risque pour la santé ou pour l’environnement », a rappelé la commission.

Source : AFP

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