Inquiétudes de la section québécoise du Conseil des Viandes du Canada

Montréal (Québec), 16 mai 2002 – La section québécoise du Conseil des Viandes du Canada est inquiète de la mise en place de la nouvelle réglementation qui découlera de l’adoption de la loi 103 portant sur les restrictions relatives à l’élevage du porc. L’application de cette réglementation pourrait avoir des
effets désastreux sur l’industrie de la transformation animale.

Dans une lettre qu’il adressait vendredi dernier au ministre de

l’Environnement du Québec, M. André Boisclair, le Conseil indiquait qu’il
souhaite être représenté au sein du comité spécial mandaté pour élaborer un
plan d’action qui permettra d’appliquer, dès le 16 juin 2002, ces règles
environnementales. Cette requête n’a pas été entendue.

Le Conseil craint que la mise en place de ces mesures entraîne une
diminution sensible de la production, et une pénurie de matière première pour
les transformateurs. Nous croyons que le règlement des problèmes reliés à la
production porcine mérite une attention urgente. Cependant, nous estimons que
les solutions qui seront apportées doivent être réalistes et qu’elles doivent
s’harmoniser avec le plan de développement et non pas devenir un handicap qui
aurait l’effet contraire et qui signifierait une dégradation de l’industrie

agroalimentaire amenant des pertes d’emplois – particulièrement en région -,
une diminution sensible des investissements privés dans ce secteur et une
augmentation des prix pour les consommateurs.

De plus, le Conseil rappelle que lors du Forum sur l’agriculture et
l’agroalimentaire tenu en octobre dernier, le gouvernement québécois avait
pourtant mis de l’avant des objectifs d’investissements de 2,25 milliards de
dollars, un niveau d’exportations de 3,5 milliards de dollars, la création de
10 000 emplois et un taux de croissance supérieur à la moyenne canadienne pour
ce qui est de la part des livraisons du Québec dans le total canadien. Ces
objectifs devant être atteints d’ici 2005 dans le secteur de la
transformation.

Le Conseil voit mal comment ces objectifs peuvent s’harmoniser avec les
intentions exprimées dans divers milieux sur l’avenir de la production animale
et il craint que cette situation débouche sur une réduction sensible des
investissements dans ce contexte et une diminution sensible du niveau de

compétitivité des entreprises de transformation au niveau national et
international.

Le Conseil des viandes du Canada est une organisation fondée en 1919. Il
représente 95 % de l’industrie de la viande rouge canadienne, celle-ci étant
la troisième plus grande créatrice d’emplois dans le secteur manufacturier; il
enregistre des ventes annuelles de près de 12 milliards de dollars pour
l’industrie de la viande rouge, ce qui la place loin au premier rang de
l’industrie agroalimentaire canadienne; il représente un pouvoir d’abattage de
quelque 20 millions de porcs et 3 millions de bovins; il soutient les
exportations de viandes de porc et de boeuf pour près de 5 milliards de $; il
compte plus de 40 000 salariés et regroupe plus de 60 compagnies qui
fournissent des biens et services à l’industrie.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil des Viandes du Canada (CMC)

http://www.cmc-cvc.com/

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