Investissement fédéral important pour sauver l’école de médecine vétérinaire Saint-Hyacinthe

Ottawa (Ontario), 2 décembre 2002 – Le député de Saint-Hyacinthe-Bagot, Yvan Loubier, a sommé une nouvelle fois le gouvernement fédéral d’agir immédiatement pour débloquer les fonds qui permettront à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe de maintenir son accréditation. Le député du Bloc Québécois a souligné que le gouvernement fédéral doit agir maintenant, puisque les administrateurs de l’École n’ont plus beaucoup de temps pour démontrer qu’ils sont en mesure de répondre aux standards exigés par l’American Veterinary Medical Association (AVMA).

« L’attitude du gouvernement fédéral, qui a depuis le début volontairement maintenu tout le monde dans l’ignorance quant à ses intentions face à l’École de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, est inquiétante au plus haut point considérant que l’École de médecine vétérinaire de Guelph, en Ontario, qui était également sous observation comme l’École de Saint-Hyacinthe, a reçu confirmation il y a quelque temps déjà d’une aide de l’ordre de 11 millions $ de la part d’Ottawa », a déclaré le député de Saint-Hyacinthe.

La député explique que le maintien de l’accréditation de l’AVMA est indispensable à la survie de l’École de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe puisque c’est à cette accréditation qu’est liée la reconnaissance du titre professionnel des médecins vétérinaires qui y sont formés ainsi que l’obtention du droit de pratique au Québec. La Faculté de médecine vétérinaire est un acteur majeur en matière d’inspection et d’innocuité des aliments, des questions qui sont de juridiction fédérale et pour lesquelles on peut donc s’attendre à ce que le fédéral apporte sa part de financement.

Le porte-parole du Bloc Québécois a souligné que le gouvernement du Québec a déjà fait sa part pour assurer la survie de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, en lui consentant 41,1 millions $ pour aider la Faculté à réaliser les investissements réclamés pour la mise à niveau de ses structures d’enseignement en améliorant les laboratoires de diagnostic par exemple ou encore les salles d’autopsie qui datent de plus de 20 ans. Cet investissement est toutefois insuffisant puisque l’École doit aussi investir dans l’agrandissement des locaux et l’acquisition de nouveaux équipements et ensuite présenter un plan à l’AVMA avant le 9 décembre.

« En maintenant le flou quant à ses intentions concernant l’École de Saint-Hyacinthe alors que celle-ci lutte désespérément pour sa survie. le gouvernement fédéral donne toutes les raisons de croire qu’il a l’intention de fermer la seule école de médecine vétérinaire francophone d’Amérique tout comme il a fermé il y a quelques années le Collège militaire de Saint-Jean, le seul collège militaire francophone, au profit du Collège de Kingston », a conclu Yvan Loubier.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

American Veterinary Medical Association (AVMA)

http://www.avma.org/

Bloc québécois

http://www.blocquebecois.org/

Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

http://www.medvet.umontreal.ca/

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