José Bové: « Nous n’avons pas d’autre issue que l’action »

Finistère (France), 18 janvier 2003 – Le leader de la Confédération paysanne José Bové a déclaré lors d’un meeting consacré aux « libertés syndicales » à Carhaix (Finistère) n’avoir « pas d’autre issue que l’action » pour se « faire entendre et faire avancer le droit ».

« Est-ce parce que la Confédération paysanne dérange ? », s’est interrogé le militant anti-mondialisation libérale à propos de ses condamnations après le démontage du McDonald’s de Millau et ses actions anti-OGM.

« Toujours est-il que, en tant que paysan, nous n’avons pas d’autre issue que l’action pour nous faire entendre et faire avancer le droit. Or, le paradoxe veut qu’elles nous ont toutes menés devant les tribunaux », a poursuivi José Bové devant quelque 800 personnes.

« Auparavant, nous nous étions rendus au ministère (de l’agriculture), où l’on nous a informés qu’il n’existait aucun tribunal pour nous défendre. Dans ce cas, il ne nous restait plus qu’à nous coucher ou à agir », a déclaré le syndicaliste paysan.

José Bové doit purger 14 mois de prison après sa condamnation pour la destruction de plans de riz transgénique et la révocation d’un sursis pour une précédente affaire d’OGM.

Après le rejet de son pourvoi en cassation en novembre, seule la grâce présidentielle, réclamée par ses partisans, peut désormais lui éviter un nouveau séjour derrière les barreaux.

Les déprédations commises au McDonald’s de Millau en juin 1999 lui avaient déjà valu 44 jours de détention en juin et juillet 2002.

Source : AFP

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Confédération paysanne

http://www.confederationpaysanne.fr/

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