La Chine interpellée à l’OMC sur l’ouverture de son marché agricole

Genève (Suisse), 26 septembre 2002 – La Chine a été interrogée sur les restrictions, lourdeurs administratives, retards et manque de transparence qui ont freiné l’entrée de certaines importations agricoles sur son marché contrairement à ses engagements à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-on appris de sources commerciales à Genève.

Les États-Unis, l’Union européenne, le Japon et le Canada avaient adressé à l’avance des questionnaires à la Chine en prévision de l’examen, jeudi et vendredi, de ses réformes devant le Comité sur l’agriculture de l’OMC.

Selon des documents disponibles sur le site internet de l’OMC, ces pays critiquent l’administration par la Chine des contingents tarifaires pour les importations agricoles, prévus dans les accords d’adhésion de Pékin à l’Organisation.

Ainsi, les Etats-Unis ont relevé que l’octroi de contingents tarifaires avait été retardé jusqu’en mai, « ce qui a causé une perturbation et une incertitude dans le commerce ».

Tout comme le Japon, les Etats-Unis rappellent que Pékin s’est engagé, en joignant l’OMC en décembre, à « assurer que ces contingents soient administrés d’une manière transparente, prévisible, uniforme, équitable et non-discriminatoire, en recourant à des calendriers spécifiques, des procédures administratives et des exigences assurant des opportunités effectives à l’importation ».

Pour sa part, l’Union européenne dénonce ce qui semble être un système à double entrée, incluant un contingent d’importations destiné à la consommation interne et un autre destiné à la transformation des produits en vue de leur réexportation.

L’UE demande à Pékin de rendre disponibles les textes de ses règlementations, en particulier sur ces contingents tarifaires et dénonce des processus administratifs parfois pesants et lents.

Elle demande aussi que les mesures sanitaires et phytosanitaires appliquées par la Chine soient conformes aux disciplines de l’OMC, et s’inquiète des restrictions introduites sur des cosmétiques européens d’origine animale.

Tout en saluant « les grands efforts de la Chine pour réformer sa politique commerciale agricole », Ottawa déplore le refus des Chinois de révéler les noms de bénéficiaires des contingents sous prétexte de confidentialité. Il critique aussi la manière dont l’importation des produits génétiquement modifiésest gérée par Pékin.

Source : AFP

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