La coalition citoyenne quitte la salle d’audience du BAPE

Ste-Croix (Québec), 17 décembre 2002 – En début d’audiences du BAPE le soir du 16 décembre à St-Hyacinthe, la coalition citoyenne a quitté la salle après avoir déclaré son insatisfaction et sa désillusion face au processus du BAPE sur l’industrie porcine. L’Union paysanne fait le même constat: les citoyens n’obtiennent que peu de réponses aux questions soulevées et il n’est pas possible de poser toutes les questions. En outre, la grande majorité des intervenants invités par la commission défendent le modèle industriel porcin sans aucune remise en question.

En dépit du haut degré d’insatisfaction des citoyens face au processus du BAPE qui ne leur laisse que peu de place, l’Union paysanne refuse d’abandonner la tribune que constitue le BAPE et ainsi laisser le champ libre aux tenants de l’industrie porcine qui n’attendent que l’écoeurement des citoyens pour relancer leurs opérations de plus belle.

Mais il devient évident pour tous que les ministères concernés seront incapables de fournir un modèle durable pour la production porcine dans les échéances du BAPE et du moratoire. Force est de constater que l’industrialisation agricole, porcine en particulier, n’a pas fait l’objet d’une analyse sérieuse par les autorités. Encore une fois, l’industrie a dicté ses règles, le renard a géré le poulailler, prenant en otage la population.

Les citoyens ont hâte de voir les représentants gouvernementaux défendre les intérêts de la population plutôt que ceux de l’industrie. Au lieu de continuer de se cacher derrière des réponses évasives ou des « nous n’avons pas les données », les fonctionnaires délégués au BAPE devraient avouer franchement ne pas contrôler la situation, ne pas l’avoir planifiée et demander du temps supplémentaire pour faire leurs devoirs. Ce serait le départ pour rétablir une confiance avec les citoyens.

Le commissaire André Beauchamp terminait la soirée en forçant le représentant du MAPAQ à avouer que le ministère n’a pas procédé à quelque évaluation que ce soit des programmes et politiques agricoles. M. Beauchamp n’a pu s’empêcher de souligner qu’il est un peu surprenant que le ministère n’ait pas mis en place un mode d’évaluation de ses programmes et que « ça aurait été utile avant qu’on ne se lance dans une entreprise de cette ampleur. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)

http://www.bape.gouv.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union Paysanne

http://www.unionpaysanne.com/

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