La Commission européenne propose des réformes importantes sur le programme de subventions agricoles

Bruxelles (Belgique), 22 janvier 2003 – La Commission européenne a proposé des réformes sur son programme, contesté, de subventions agricoles qui s’élève à 42 milliards d’euros : des mesures qui permettraient d’utiliser une partie de l’argent des subventions accordées aux grandes exploitations pour promouvoir le développement rural et la qualité des aliments.

« Cette réforme a un objectif, donner du sens aux subventions agricoles pour nos agriculteurs, consommateurs et contribuables », a affirmé à Bruxelles le commissaire à l’Agriculture Franz Fischler.

L’objectif de ce plan est de mettre fin à la pratique, depuis des dizaines d’années, de subventions aux agriculteurs en fonction de leur production. Cette pratique est très critiquée parce qu’elle encouragerait la surproduction sans tenir compte des conditions du marché.

Au lieu de cela, les agriculteurs se verraient attribuer une seule subvention en fonction de la taille de leur exploitation, et non plus sur les niveaux de production, mais M. Fischler a insisté sur le fait que ces programmes « n’allaient pas payer des agriculteurs qui ne feraient absolument rien ».

Les subventions seraient aussi liées à la manière dont les exploitants répondront à des critères de sécurité alimentaire, de protection de l’environnement et du bien-être des animaux.

Les paiements directs aux grandes exploitations seront progressivement réduits à partir de 2007, avec l’objectif d’attribuer plus d’argent au développement rural pour les régions agricoles les plus pauvres de l’Europe.

Des coupures seront également faites sur les prix fixes que l’Union européenne garantit pour des produits tels que les céréales, le lait et le riz.

Selon M. Fischler, ces réformes rendront le système plus juste, permettront de diminuer le gaspillage, et renforceront la position de l’UE dans la perspective des négociations au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) où le programme de subvention est souvent la cible de critiques de la part de concurrents comme les Etats-Unis ou le Canada.

Les pays en voie de développement reprochent aussi à la Politique agricole commune de nuire de manière inéquitable à leurs exportations.

Ce nouveau système ne va pas altérer le commerce international et ne nuira pas aux pays en voie de développpement, a affirmé M. Fischler. « Cela va optimiser le capital de négociations de l’UE dans l’OMC ».

Source : AP

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