La FPCCQ accueille favorablement la proposition de M. Thomas Mulcair

Longueuil (Québec), 7 août 2007 – « La FPCCQ accueille positivement la proposition de M. Thomas Mulcair sur l’enjeu des cyanobactéries et du phosphore dans les cours d’eau et elle encourage tous les intervenants et les autorités à privilégier ce genre d’approche. » C’est en ces termes que M. Christian Overbeek, président de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ), réagit à la récente annonce de M. Mulcair.

Ces premières informations émanant de l’approche privilégiée parM. Mulcair correspondent à plusieurs points de la vision de la FPCCQ enmatière d’agroenvironnement. Cette vision s’appuie sur deux principesélémentaires que la Fédération souhaiterait voir apparaître dans le projet deplan d’action que M. Mulcair entend présenter cet automne. D’abord, lescompensations offertes aux producteurs doivent pleinement tenir compte descoûts engendrés par ceux-ci pour adopter des pratiques agroenvironnementalesqui bénéficient à la société en général. Deuxièmement, les caractéristiquesdes bandes riveraines doivent être définies sur des bases scientifiquesd’abord et avant tout.

Le président de la Fédération renchérit en mentionnant qu’« en élaborantsa position sur l’agroenvironnement il y a un an et demi, la FPCCQ voulait,entre autres, faire prendre conscience à toute la société que plusieurspratiques agroenvironnementales lui bénéficient autant, et parfois davantage,qu’aux agriculteurs. Par conséquent, il est raisonnable d’envisager un partagedes coûts agroenvironnementaux. »

A cet effet, la FPCCQ préconise une politique agroenvironnementale sefondant sur des ententes contractuelles entre les agriculteurs et l’Etat,ententes qui prévoiraient le partage des coûts de l’établissement de pratiquesagroenvironnementales en plus d’incitatifs techniques et financiers àl’adoption de ces pratiques. Ainsi, une nouvelle politiqueagroenvironnementale garantirait des revenus adéquats aux producteurs quiadoptent les pratiques agroenvironnementales plutôt que de favoriserl’approche coercitive réglementaire.

Pour la FPCCQ, M. Mulcair, d’ailleurs ancien ministre de l’Environnementau Québec, a bien saisi l’importance d’obtenir la collaboration active desagriculteurs en leur offrant d’agir en partenariat. « La proposition deM. Mulcair mérite toute notre attention et la FPCCQ offre son entièrecollaboration à tous les intervenants qui souhaitent discuter de solutionsbasées sur le partenariat à l’image de celle de M. Mulcair », a ajoutéM. Overbeek.

La FPCCQ regroupe onze syndicats affiliés répartis dans toutes lesrégions du Québec. Elle compte près de 11 000 membres qui cultivent,principalement pour la commercialisation, près de la moitié de toutes lessuperficies cultivables du Québec, soit plus de 900 000 hectares de cultures.Ces cultures comptent essentiellement l’avoine, le blé, le canola, le mais,l’orge et le soya. La FPCCQ est une fédération affiliée à l’Union desproducteurs agricoles.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec
http://www.fpccq.qc.ca/

Commentaires