La FPCCQ dénonce les propos de l’Association IMAC

Longueuil (Québec), 6 octobre 2003 – La Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec dénonce les propos de l’Association IMAC publiés dans le Producteur Plus.

La Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) a envoyé une lettre à MM. Paul Caplette et Léonard Pigeon, respectivement président de l’association IMAC et éditeur et rédacteur en chef du Producteur Plus. Dans cette lettre signée par M. Denis Couture, président de la FPCCQ, la Fédération rétablit les faits sur certains points et dénonce les informations inexactes que l’Association IMAC et le Producteur Plus véhiculent au sujet de la mise en marché des grains.

En premier lieu, la Fédération trouve pernicieux que l’on affirme que celle-ci « partira en campagne, au sens figuré et littéraire, pour faire la promotion de l’utilisation d’une agence de vente centralisée pour la commercialisation du maïs. » Cette déclaration est de nature à déformer la réalité et la Fédération le prouve en revenant sur l’ensemble des résolutions adoptées par son assemblée générale lors des dernières années. En effet, l’assemblée générale n’a pas donné le mandat à la Fédération de promouvoir l’établissement d’une agence de vente centralisée pour la commercialisation du maïs mais bien « d’approfondir davantage la notion d’encan électronique obligatoire pour l’ensemble des espèces comme moyen efficace, transparent et simple de déterminer le prix de référence devant être respecté par les deux parties transigeant du grain. » M. Couture précise donc : « La Fédération ne s’engage donc pas dans une quelconque campagne mais continue le processus de réflexion que lui exige l’assemblée générale depuis plusieurs années maintenant. »

M. Couture dénonce aussi que l’on interprète mal les problèmes vécus par la Table filière du secteur des grains. On prétend dans le texte publié dans le Producteur Plus que cette crise est « issue de chicanes entre la FPCCQ et les acheteurs ». Toutefois, l’arrêt des travaux de la Table a été causé par le départ de l’Association des négociants en céréales du Québec (ANCQ) et l’arrêt par l’Association québécoise de l’industrie de nutrition animale et céréalière (AQINAC) de ses relations avec la FPCCQ. Ces réactions de l’ANCQ et de l’AQINAC sont motivées par les travaux de la Fédération sur la mise en marché collective, lesquels sont édictés par l’assemblée générale des producteurs de cultures commerciales à leur fédération. Le président de la Fédération a rendu publique la position de celle-ci à l’égard de la Table filière du secteur des grains dans l’éditorial de mai 2003 de la revue Grandes cultures. De plus, la Fédération est prête à reprendre les travaux de la Table aussitôt que l’ANCQ et l’AQINAC manifesteront le souhait de reprendre ses activités.

Enfin, la Fédération a voulu réagir à l’ensemble du texte du Producteur Plus quant à l’implantation d’un système obligatoire d’information sur le marché des grains. À ce sujet, la Fédération désire préciser que l’assemblée générale de 2003 l’a déjà investie d’un mandat et qu’elle n’en dérogera pas à moins que l’assemblée générale ne lui signifie d’agir autrement. M. Couture a d’ailleurs signifié au président d’IMAC que « si votre solution comporte des aspects de nature à améliorer celle que nous devons développer, alors elle devrait trouver tout l’appui nécessaire à la prochaine assemblée générale, pour autant qu’elle soit soumise à cette dernière. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec
http://www.fpccq.qc.ca/

IMAC
http://www.imac.qc.ca

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