La qualité du lait : une préoccupation importante pour les producteurs

Québec (Québec), 10 avril 2002 – Les producteurs ne lésinent pas avec la qualité du lait. Par exemple, une politique de tolérance zéro s’applique aux antibiotiques. Aucun lait dont l’analyse révèle la présence d’antibiotiques n’est accepté. Des échantillons sont pris chez chaque producteur au moment de la cueillette du lait. Avant le déchargement du camion à l’usine, on analyse le lait et si des traces d’antibiotiques sont détectées, tout le chargement est détruit aux frais du producteur en défaut.

L’emploi d’antibiotiques pour les vaches laitières est très réglementé et ils ne peuvent être utilisés comme stimulant pour la croissance de l’animal. Ils sont administrés pour contrer des infections et doivent être prescrits par un vétérinaire.

Il est également interdit d’utiliser des hormones de croissance afin de stimuler la production laitière des vaches comme cela se pratique aux États-Unis.

Les contrôles sur le lait cru sont nombreux et débutent à la ferme. Les producteurs sont tenus de respecter des règles strictes d’entreposage du lait cru (température, hygiène, agitation, etc.). Le ramassage du lait à la ferme s’effectue par un expert-essayeur qui vérifie, avant le chargement, la température, l’odeur et l’apparence du lait. Si l’expert-essayeur a un doute sur la qualité du lait qu’il doit ramasser, il peut le refuser. À l’arrivée à l’usine, on vérifie, encore une fois, la température, l’odeur et l’apparence du lait de la citerne.

Des échantillons de lait pour analyse sont pris systématiquement à chaque ramassage de lait à la ferme. Des résultats qui dépassent les normes en vigueur peuvent entraîner des pénalités et même le refus de ramassage du lait.

Au Québec, les normes de qualité du lait sont négociées avec les transformateurs et s’avèrent, dans certains cas, plus sévères que les minimums requis par la réglementation gouvernementale. Ces normes permettent d’assurer le contrôle des bactéries et des cellules somatiques que l’on retrouve naturellement dans le lait et qui peuvent affecter les rendements des transformateurs laitiers.

Divers programmes visant à améliorer la qualité du lait sont gérés par la Fédération. Un fonds de qualité a été notamment constitué afin d’aider les producteurs qui rencontrent des problèmes. L’argent peut servir à accroître la formation des producteurs, à permettre les ajustements du système de traite, etc., enfin tout ce qui peut améliorer la qualité du lait.

Les Producteurs laitiers du Canada ont également développé un programme d’assurance salubrité à la ferme destiné aux producteurs laitiers et basé sur les principes HACCP (Analyse des risques et contrôle des points critiques). Ce programme permet de mettre en place des systèmes de contrôle afin d’offrir aux consommateurs des aliments salubres. Il sera disponible aux producteurs qui en font la demande.

Enfin, à chaque année, la Fédération des producteurs de lait honore les producteurs qui se sont distingués pour la qualité exceptionnelle de leur lait par la remise des prix Lait’xcellent. Ces prix veulent souligner l’effort constant des producteurs pour livrer un lait de la meilleure qualité qui soit.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs de lait du Québec

http://www.lait.org

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