L’alimentation à base d’OGM est saine, selon la directrice générale de l’OMS

Harare (Zimbabwe), 28 août 2002 – La nourriture issue d’organismes génétiquement modifiés (OGM) est saine pour la consommation humaine et devrait être utilisée pour lutter contre la famine menaçant des millions de personnes en Afrique australe, a annoncé Gro Harlem Brundtland, la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La directrice de l’OMS a affirmé dans un communiqué ne pas être « au courant de cas scientifiquement documentés selon lesquels la consommation de tels aliments a eu des effets nuisibles pour la santé de l’homme ».

« Ce type de nourriture peut donc être consommé », a-t-elle ajouté.

Les agences de l’ONU estiment à 14 millions -dont 2,3 millions d’enfants de mois de cinq ans- le nombre de personnes qui risquent d’avoir à lutter contre la famine en Afrique australe.

Au moins 300 000 personnes pourraient mourir de faim ou de maladie dans les six prochains mois, selon des statistiques de l’OMS, si des mesures urgentes ne sont pas prises pour protéger les plus vulnérables

Confrontée à une sévère famine, la Zambie refuse toute aide alimentaire contenant des OGM malgré les avertissements du Programme alimentaire mondial (PAM) sur le risque de voir mourir quelque 2 millions de personnes dans ce pays.

« Les gouvernements de pays d’Afrique australe doivent prudemment envisager les conséquences graves et immédiates de la limitation de l’aide nutritionnelle mise à disposition pour des millions de personnes désespérément dans le besoin », a déclaré Mme Brundtland.

Le Zimbabwe — le pays le plus menacé avec 6 des 13 millions de personnes affectées par cette crise humanitaire dans la région — ainsi que le Mozambique ont fait taire leurs craintes à l’égard des organismes génétiquement modifiés, tandis que le Malawi, le Lesotho et le Swaziland n’ont pas soulevé d’objections, avait indiqué le 23 août à Genève le directeur exécutif du PAM (Programme alimentaire mondial), l’Américain James Morris.

Source : AFP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation mondiale de la santé (OMS)

http://www.who.int/

Commentaires