Le groupe de travail de la FCM sur la défense des intérêts ruraux se cherche un défenseur au sein du Cabinet

Bromont (Québec), 28 février 2006 – Les plus petites collectivités du Canada sont aux prises avec des difficultés importantes et elles ont besoin d’un défenseur au sein du Cabinet fédéral. Voilà le message livré aujourd’huià Bromont, au Québec, par les membres du Groupe de travail de la FCM sur ladéfense des intérêts ruraux.

Beaucoup de nos collectivités rurales sont en train de disparaître,confrontées à une baisse de leur population à mesure que les emploisdisparaissent et que les jeunes partent », a déclaré le maire Larry McDermott,de Lanark Highlands, en Ontario. « Nous avons créé ce groupe de travail, quireprésente les collectivités rurales du pays, dans le but de demander augouvernement fédéral de revoir sa façon de s’occuper du Canada rural. »

Réunis à Bromont aujourd’hui avant la réunion du Conseil nationald’administration de la FCM, les membres du Groupe de travail ont déclaré quele Canada rural a besoin d’un défenseur au sein du Cabinet. Le groupe detravail pense que ce défenseur devrait être M. Lawrence Cannon, le ministredes Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités.

« Les préoccupations des collectivités rurales relèvent d’un grand nombrede ministères différents – comme l’Infrastructure, l’Agriculture et lesRessources naturelles », a déclaré le président Don Johnson, de l’AlbertaAssociation of Municipal Districts and Counties. « Nous avons donc besoin d’unevision cohérente pour le Canada rural et d’un défenseur au Cabinet. Nousserions heureux si le premier ministre confiait ce travail au ministreCannon. »

Les maires ont déclaré que le déficit des infrastructures municipales de60 milliards de dollars du Canada nuit à leurs collectivités autant qu’auxgrandes villes, et que les racines du problème sont les mêmes : trop deresponsabilités et pas assez de moyens pour les assumer.

« A Bromont, nous avons 160 km de rues et de routes », précise la mairesseQuinlan, de Bromont. « Et il en coûte une fortune juste pour refaire unkilomètre de rue. Nous avons besoin d’un plan coordonné pour la revitalisationdes collectivités rurales qui englobe les infrastructures, l’Internet à largebande, des mesures pour attirer les immigrants et les conserver, ainsi que denouveaux partenariats avec les peuples autochtones. »

Le Groupe de travail a souligné que les collectivités rurales ont desbesoins trop grands pour qu’un seul ministère fédéral puisse y répondre toutseul.

« Le Canada rural ne se limite pas seulement à l’agriculture et auxressources », déclare le préfet Lloyd Hines, du District de Guysborough. « Noussommes confrontés aux mêmes problèmes que ceux du Canada urbain, comme ledéveloppement économique, la santé, ainsi que la qualité de l’air et de l’eau.Nous avons besoin de quelqu’un au Cabinet qui peut assurer la coordinationentre les ministères fédéraux pour répondre à nos besoins. »

La mairesse Sharon Hartwell, de Telkwa, C.-B., a indiqué que le groupe detravail a hâte de travailler avec le gouvernement fédéral dans le cadre d’unnouveau partenariat en vue de revitaliser le Canada rural.

« Nous voulons miser sur nos points forts, comme le tourisme, mais nousdevons également nous diversifier afin de conserver nos résidents et leuroffrir une bonne qualité de vie. Pour ce faire, nous avons besoin de quelqu’unau Cabinet qui parle en notre nom. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne des municipalités (FCM)
http://www.fcm.ca/

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