Le ministère de l’Environnement interdit l’épandage de biosolides très malodorants

Québec (Québec), 26 août 2002 – Le ministère de l’Environnement annonce un resserrement des critères régissant la valorisation agricole des matières résiduelles fertilisantes (MRF). Sur le plan environnemental, les
modifications se traduiraient par une réduction substantielle des nuisances et
des plaintes d’odeurs liées à l’épandage de certains biosolides issus du
traitement des eaux usées.

Bien que les critères environnementaux utilisés par le Ministère pour

encadrer la valorisation des MRF comptent parmi les plus sévères au monde, les
odeurs générées par certains biosolides ont fait l’objet de plaintes par des
citoyens et des municipalités régionales de comté. Le problème d’odeurs serait
en partie attribuable à un non-respect des pratiques d’entreposage et
d’épandage prescrites, amplifié par le fait qu’il s’agit d’odeurs non
familières qui suscitent la suspicion ou qui ont, à l’occasion, un caractère
nauséabond.

Les matières résiduelles fertilisantes ont été classées en trois
catégories : celles qui sont peu odorantes (catégorie O1), malodorantes (O2)
ou fortement malodorantes (O3). Les MRF ayant une « cote d’odeur » supérieure au
lisier de porc sont dorénavant considérées comme étant « hors catégorie » et ne

peuvent être valorisées en agriculture ou dans les zones habitées, à moins de
subir un traitement approprié. Les contraintes d’épandage des MRF de catégorie
O3 ont également été resserrées.

Tout en améliorant la qualité de vie des citoyens aux prises avec ce type
de nuisance, la nouvelle réglementation favorisera l’atteinte des objectifs de
la « Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 ».

Rappelons que près d’un million de tonnes de MRF sont répandues
annuellement sur environ 2,5 % des sols agricoles du Québec.

Les modifications sont effectives pour toute nouvelle demande de
certificat d’autorisation reçue après le 14 juillet 2002, et elles s’ajoutent
aux exigences applicables aux abattoirs chaulés existants.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

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