Le premier Rendez-vous végétal est un succès !

Montréal (Québec), 12 janvier 2009 – Plus de 450 personnes ont assisté aux conférences Rendez-vous végétal, le jeudi 8 janvier à St-Hyacinthe. Des sujets bien choisis et des conférenciers de haut calibre ont fait de cet évènement une réussite.

La journée a débuté par une présentation percutante de Michel Morisset, professeur titulaire à la faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval. En 1968, l’industrie agricole devait nourrir 5,1 milliards de bouches. En 2008, ce nombre est passé à 6,7 milliards. Cette croissance de la population jumelée avec un changement de diète alimentaire plus riche en protéines animales met une énorme pression sur le système agricole. Il n’est pas surprenant que les pays les plus pauvres vivent une crise alimentaire. Il faut rajouter à cette conjoncture une sécheresse en Australie et une augmentation sans précédent de la production d’éthanol aux Etats-Unis avec des spéculateurs qui profitent de la situation.

« Le maïs est une culture rentable malgré le prix élevé des fertilisants », a démontré Alexandre Mailloux, directeur du centre de recherche à la Coop Fédérée. Pour faire des profits intéressants, il explique qu’il faut viser de hauts rendements. Le choix des rotations, des hybrides, du programme de fertilisation et du désherbage sont déterminants pour réussir.

On peut s’attendre à un marché des grains relativement stable pour le début de l’année 2009 selon Richard Villeneuve, directeur de Célubec. La tendance est à une faible baisse des prix en début d’année. « Par la suite, tout dépend de l’ampleur de la crise économique », explique le conférencier. Les producteurs ne doivent pas s’attendre à des prix records comme en 2008. Il suggère de diversifier les périodes de livraison du grain et de diversifier les modes de commercialisation.

Pierre Lanoie, chargé de recherche pour Monsanto, a fait une présentation très éloquente sur le futur des biotechnologies. Plusieurs innovations, principalement pour le maïs et le soya, seront bientôt disponibles. Il prédit qu’avec ces nouveaux outils, il sera possible de doubler les rendements d’ici 2030.

« Le semis direct amène de nouveaux problèmes de mauvaises herbes », met en garde Gilles Leroux, malherbologiste et professeur à l’université Laval. Les mauvaises herbes vivaces remplacent les annuelles quand on cesse de labourer le sol. Il conseille aux producteurs d’appliquer un herbicide de « brûlage » avant la levée de la culture. Le but est d’éliminer le plus possible la compétition des mauvaises herbes en début de saison.

« Les systèmes GPS sont là pour rester sur nos fermes », explique Bruno Bouchard, spécialiste en agriculture de précision pour le groupe Laguë. La rareté de la main-d’œuvre, les nouvelles pratiques culturales et les exigences grandissantes en documentation favorisent l’adoption de cette nouvelle technologie. Aux États-Unis, 70 % des applicateurs à forfait utilisent un système de guidage par satellite. Leurs coûts de pesticides sont réduits de 3% tandis que l’efficacité du semis est augmentée de 20 %.

Le Rendez-vous végétal est une journée d’information créée grâce à l’initiative de quatre partenaires fondateurs : L’Association des fabricants d’engrais du Québec (AFEQ), L’Association des négociants en céréales du Québec (ANCQ), CropLife Canada et le Bulletin des agriculteurs.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

CropLife Canada
http://www.croplife.ca/

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