Le Québec présent au Sommet mondial sur le développement durable

Montréal (Québec), 22 août 2002 – La ministre d’Etat aux Relations
internationales, Mme Louise Beaudoin, le ministre délégué à l’Environnement et
à l’Eau, M. Jean-François Simard, et le ministre délégué aux Affaires
autochtones et au Développement du Nord québécois, M. Michel Létourneau, ont
présenté à la presse , en présence du chef du Grand Conseil des

Cris, M. Ted Moses, la composition de la délégation québécoise au Sommet
mondial sur le développement durable qui se déroulera à Johannesburg, en
Afrique du Sud, du 26 août au 4 septembre prochain.

La délégation québécoise sera dirigée par le ministre délégué à
l’Environnement et à l’Eau, M. Jean-François Simard, à laquelle se joindra, au
cours de la deuxième semaine, le ministre délégué aux Affaires autochtones et
au Développement du Nord québécois, M. Michel Létourneau. Les ministres présenteront le « Rapport du Québec sur le développement durable » qui trace le bilan du travail accompli par la société québécoise face à ce défi mondial depuis le Sommet de Rio de 1992, notamment en ce qui a trait à la lutte contre

la pauvreté et l’exclusion, la biodiversité et les changements climatiques.
Ils feront aussi la promotion de l’entente de la « Paix des Braves », comme
exemple type de développement durable. La délégation gouvernementale sera
accompagnée de représentantes et représentants de la société civile
québécoise.

L’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de souligner le
10e anniversaire de la conférence de Rio pour accentuer la mise en oeuvre des
instruments alors mis de l’avant, tels que la Convention sur la diversité
biologique et la Convention-cadre sur les changements climatiques. Les
résultats attendus du Sommet de Johannesburg sont un plan de mise en oeuvre et
une Déclaration politique par les chefs d’Etat et de gouvernements ainsi que
le lancement de nouveaux partenariats. Le Québec participera aux négociations

internationales concernant le plan et la déclaration politique. La délégation
québécoise organisera différentes activités qui seront autant d’occasions de
faire la promotion des réalisations québécoises et de développer de nouveaux
liens de collaboration internationale pour la mise en oeuvre du développement
durable.

La ministre d’Etat aux Relations internationales, Mme Beaudoin, a
souligné la nécessité pour le Québec de participer au Sommet de Johannesburg
eu égard aux enjeux qui y seront débattus, enjeux qui relèvent en bonne partie
de sa compétence constitutionnelle et qui influenceront son avenir. La
ministre a fait référence, entre autres, à l’utilisation des ressources
naturelles, à la gestion des matières résiduelles, à l’avenir du Protocole de
Kyoto de même qu’à la défense et à la promotion de la diversité culturelle.

Mme Beaudoin a situé la participation du Québec à ce Sommet dans le cadre
de sa volonté plus large de contribuer à « baliser la mondialisation en cours »
partout où cela est possible, notamment dans des conférences ou des forums
internationaux tels le Forum économique mondial, le Forum social mondial et le
prochain Sommet de la Francophonie.

La ministre d’Etat a souligné que, dans cette perspective, le Québec
tisse des alliances qui lui permettent d’accentuer son influence. A titre
d’exemple, elle a signalé la participation du Québec à l’élaboration de la
Déclaration de la Francophonie sur le développement durable et elle a rendu
publique la Déclaration des régions fédérées sur le développement durable. Le
document, fruit de la coopération du Québec avec la Haute-Autriche (Autriche),
la Bavière (Allemagne), la province de Shandong (Chine) et la province de West
Cape (Afrique du Sud), a permis au Québec de promouvoir des principes de
développement durable dans cinq pays sur quatre continents.

« Le Québec se présente à Johannesburg riche de l’engagement de toute sa
population envers le développement durable et confiant que les Etats et les
gouvernements comprendront la nécessité de poursuivre leurs efforts pour
l’amélioration de la qualité de vie des citoyennes et des citoyens du monde.
Le Québec est prêt à unir son expertise originale à celle des autres
gouvernements en matière d’écogouvernance et de concertation pour concilier de
façon harmonieuse et durable la croissance économique, la protection de
l’environnement et le développement social », a pour sa part déclaré le
ministre Simard.

Le ministre délégué à l’Environnement et à l’Eau a souligné que le Québec
a développé, dans le domaine de l’environnement, une approche participative
qui a pour objectif d’impliquer la société civile et les intervenants du
milieu. A ce propos, il a rappelé la tenue, le 14 juin dernier, du Forum
national sur le développement durable à Québec. Il a également salué
l’importante participation de la société civile québécoise au Sommet de
Johannesburg, participation qui permettra à plus d’une dizaine de
scientifiques ou de représentants d’ONG de donner des conférences sur des
sujets aussi divers que l’hydroélectricité, l’énergie éolienne ou la gestion
des matières résiduelles.

Enfin, le ministre délégué aux Affaires autochtones et au Développement
du Nord québécois, M. Michel Létourneau, et le chef du Grand Conseil des Cris,
M. Ted Moses, ont tour à tour référé à l’entente de la « Paix des Braves » et à
l’entente de Sannarrutik comme modèles de développement durable. « Voilà
pourquoi, ont-ils dit, nous allons en faire la promotion active sur les
différents sites du Sommet de Johannesburg. Le monde doit savoir qu’elles
marquent le début d’un temps nouveau dans les relations du gouvernement
québécois avec les Autochtones. »

On peut consulter le « Rapport du Québec sur le développement durable »
dans le site Internet du Ministère de l’environnement.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

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