Le Réseau des cultures vertes s’attaque au changement climatique

Montréal (Québec), 14 juin 2006 – Les meilleurs chercheurs canadiens sur les végétaux s’allient au gouvernement fédéral ainsi qu’à des partenaires de l’industrie pour trouver de nouvelles façons d’utiliser les cultures de manière à réduire les gaz à effet de serre, à fournir des sources d’énergie de remplacement et à atténuer les changements climatiques.

Le Réseau des cultures vertes, financé grâce à un investissement de 6,6millions de dollars consenti par le gouvernement fédéral et dirigé par leprofesseur Don Smith, directeur du Département de sciences végétales deMcGill, sera situé sur le campus Macdonald de l’Université.

« Nous sommes ravis de prendre part à un projet d’une telle envergure -tant à l’égard de l’ampleur que de la portée », a indiqué M. Denis Thérien,vice-principal à la recherche et aux relations internationales de l’UniversitéMcGill. « La recherche concertée est essentielle; mais elle ne peut êtreréalisée en vase clos. Pour y parvenir, il nous faut pouvoir compter surl’assiduité, le financement et l’excellence. Je félicite le Pr Smith pourcette initiative unique et lui souhaite beaucoup de succès », a ajouté M.Thérien.

Ce réseau de collaboration, composé de sommités scientifiques des quatrecoins du Canada, mènera des recherches novatrices visant à cultiver desplantes qui réduisent le dioxyde de carbone (CO2) et l’oxyde de diazote (N2O),à considérer les répercussions des taux croissants de CO2 issus descombustibles fossiles sur les principales variétés de récoltes et à créer denouveaux végétaux dont la conversion au biocarburant requiert moins decombustibles fossiles.

« Nous possédons maintenant les connaissances pour modifier les systèmesde production végétale en vue de réduire notre dépendance aux combustiblesfossiles et ralentir la progression du changement climatique mondial »,mentionne le Pr Smith. « Les activités de recherche de ce réseau nouspermettront de mettre en oeuvre ce savoir de manière à ce qu’il ait desrépercussions directes. »

Le ministre de l’Industrie du gouvernement fédéral, M. Maxime Bernier, aindiqué au moment d’annoncer le financement de son gouvernement que « ce réseauréunit un excellent cadre de chercheurs en végétaux, en sols et enmicrobiologie ayant des idées résolument tournées vers l’avenir pours’attaquer et combattre la hausse des taux de CO2 prévue au cours desprochaines années. »

Le Réseau des cultures vertes réunira 50 chercheurs de 14 universités duCanada. Au financement de près de 5,5 millions de dollars versés par leConseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)s’ajoute un soutien financier provenant de deux ministères fédéraux, soit 100 000 dollars d’Environnement Canada et 500 000 dollars de Ressourcesnaturelles Canada. De plus, la Fondation BIOCAP Canada contribuera par un donde 100 000 dollars et trois partenaires de l’industrie (Agribiotics Inc.,Syngenta Biotechnologie inc. et Reductase Consortium) verseront également unecontribution. Un appui non financier important sera aussi offert parAgriculture Agroalimentaire Canada (1,33 million de dollars) et le Conseilnational de recherches (435 000 dollars), qui se traduira par la collaborationdes membres de l’équipe scientifique et la fourniture de matériel végétalunique.

Les 14 membres du Réseau des cultures vertes sont : l’Université del’Alberta, l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université de Guelph,l’Université du Manitoba, l’Université d’Ottawa, l’Université Queen’s,l’Université Saint Mary’s, l’Université de Sherbrooke, l’Université deSaskatchewan, l’Université de Toronto, l’Université de Western Ontario,l’Université du Québec à Montréal et le Collège d’agriculture de la NouvelleEcosse.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Industrie Canada
http://www.ic.gc.ca/

Université McGill
http://www.mcgill.ca/

Commentaires