Le transport des grains au Québec

Au Québec, les transporteurs routiers sont encore nombreux à desservir les producteurs de grain, malgré le peu d’attrait pour cette clientèle et les temps d’attente aux lieux de déchargement. Du côté du transport par rail, ce sont les défis qui sont nombreux.

Ces constats font partie du Portrait et diagnostic du système d’approvisionnement en grains du Québec, un rapport préparé par le Groupe AGÉCO et présenté récemment au Groupe de concertation du secteur des grains du Québec.

L’auteure et responsable de la recherche, Catherine Brodeur, y fait notamment un état des lieux du transport des grains au Québec. Voici ses principaux constats.

  • Les transporteurs routiers sont nombreux à desservir les producteurs de grains, même si de plus en plus de producteurs de dotent de camions et transportent eux-mêmes leurs grains.
  • Plusieurs transporteurs routiers ont délaissé le marché des grains en raison de la concurrence et de la nature très saisonnière de ce service. Le transport des grains serait peu attrayant et certains transporteurs admettent qu’il « passe après les autres ».
  • De plus en plus de centres de grains signent des contrats à long terme avec des transporteurs qui exigent des volumes minimaux garantis.
  • La gestion des horaires aux lieux de déchargement a été améliorée, mais le temps d’attente continue à irriter. Les engorgements pourraient être atténués par la mise en place d’horaires dans un plus grand nombre de centres de grain et en sensibilisant les producteurs et transporteurs à l’importance de s’annoncer quand ils prévoient livrer du grain.
  • Le réseau ferroviaire est un atout pour le Québec, mais des efforts doivent être déployés pour le conserver et l’améliorer. Les problèmes sont nombreux : voies ferrées et wagons en mauvais état, disponibilité des wagons, retards de livraison, très courts délais de chargement et mauvaise qualité du service.
  • Les associations du secteur des grains (Association des négociants en céréales du Québec – ANCQ et Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière – AQINAC) doivent poursuivre leur collaboration avec d’autres secteurs de l’économie pour trouver des solutions menant à l’amélioration du transport ferroviaire.

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