Les enfants vivant sur une ferme ont plus de chances de mourir que les autres

Regina (Saskatchewan), 20 août 2002 – Les enfants d’âge préscolaire vivant sur une ferme sont deux fois plus susceptibles que les autres de mourir à la suite d’un accident, selon une récente étude.

« Nous constatons un taux de décès par blessure substantiellement plus élevé que nous l’avions tout d’abord prévu, et qui atteint des niveaux inquiétants », a affirmé le Dr Rob Brison, directeur du Programme canadien de surveillance des traumatismes à la ferme (PCSTF), également professeur de médecine d’urgence à l’Université Queen’s de Kingston, en Ontario.

Dans le cadre de ses travaux de recherche, dont les résultats ont été rendus publics lundi, M. Brison a établi qu’entre 1990 et l’an 2000, 10 enfants d’âge préscolaire ont en moyenne été tués chaque année lors d’accidents survenus sur des exploitations agricoles canadiennes. Une fois ajusté en fonction de la population du pays, ce chiffre se traduit par un taux presque deux fois supérieur à celui des décès par blessures enregistrés chez les jeunes enfants, qui est de 13 par tranche de 100 000 enfants.

La recherche menée par le Dr Brison a permis d’établir que le plus souvent, les enfants succombaient après avoir été renversés par de la machinerie agricole ou un tracteur en marche. « Il suffit d’une seconde, alors que le parent a le dos tourné, pour qu’un enfant se retrouve sous un appareil agricole, ou qu’il tombe après que vous soyez passés sur une bosse », a déclaré M. Brison. « C’est toujours la même chose qui se répète. »

Ces accidents peuvent être évités, a quant à lui estimé Jack Smith, dirigeant du Conseil canadien de la sécurité.

Les enfants ont besoin d’une surveillance adéquate ou d’un espace clos où ils peuvent jouer en toute sécurité, a-t-il affirmé. Et il est nécessaire, selon lui, de les sensibiliser aux dangers de la ferme et de leur faire savoir quels sont les secteurs qu’ils doivent éviter.

Financé par le Programme canadien de sécurité agricole, le PCSTF est un programme exécuté en collaboration par des organismes pancanadiens et coordonné à l’Université Queen’s.

Source : Presse Canadienne

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