Les grands gibiers d’élevage n’échappent pas à la crise du revenu

Longueuil (Québec), 3 avril 2006 – Le secteur des grands gibiers d’élevage (bison, cerf rouge, sanglier et wapiti) est en sérieuse difficulté financière. Ce secteur a accès à un seul programme pour compenser les pertesde revenu agricole, le PCSRA, mais il est très peu efficace. De plus, lafermeture des frontières et l’accès très difficile au marché québécoisaccentuent la crise. « La majorité des produits de grands gibiers vendus enépicerie ne sont pas des produits du Québec, mais de l’Ouest canadien ou de laNouvelle-Zélande! », de dire la présidente de la Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec (FEGGQ), Raymonde L. Garant. «

Une aide directe auxproducteurs de grands gibiers contribuerait à stabiliser la situation et àtenir le coup, le temps que les retombées positives des actions de la FEGGQarrivent. »

En effet, le secteur des grands gibiers a récemment fait le choix des’engager dans un processus de qualité visant à démarquer les produits duQuébec de la forte concurrence extérieure. « Nous sommes en train de mettre enplace les dernières ficelles à notre programme de certification Grands gibiersdu Québec. Il garantira le consommateur de la qualité du produit tout en luiconfirmant qu’il s’agit d’un produit québécois. » A cela s’ajoute la mise en enplace d’un projet-pilote de commercialisation ainsi que l’élaboration d’unprojet de plan conjoint par la Loi sur la mise en marché.

La FEGGQ a demandé une aide temporaire de 2,7 millions à verserdirectement aux producteurs, au cours des cinq prochaines années (auxministres Vallières et Audet). Cette aide est nécessaire pour supporter lesproducteurs pendant la mise en place des projets qui auront, à terme, desincidences positives. « Les producteurs ont besoin d’un coup de pouce pourconsolider leur entreprise, supporter les inventaires pour conserver uncheptel suffisant et investir dans leur production. »

Les quelques 250 producteurs, répartis sur tout le territoire du Québec,contribuent à l’activité socioéconomique des régions en occupant des terresmoins propices à d’autres types d’agriculture ou d’élevage et en diversifiantl’agriculture familiale de demain. « Il faut préserver tous les typesd’agriculture au Québec! » En cette période où les gens sont soucieux del’environnement, de leur alimentation et de leur santé, le gouvernement doitaider des éleveurs qui ont le souci d’y répondre. Sans soutien, l’avenir de cesecteur de production est compromis.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec (FEGGQ)
http://www.grandsgibiers.com

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