Les haricots secs : un choix grandissant dans l’est du Canada

23 janvier 2003 – La promesse de meilleurs rendements, la capacité de rallonger la saison et la fenêtre de récolte font partie des facteurs qui attirent de plus en plus d’agriculteurs vers la culture des haricots secs, un choix viable et profitable.

Walt Vermunt, repré-sentant sur le terrain de la Division des produits alimentaires de la Coopé-rative du District de Hen-sall (HDC), dit que les cinq dernières années ont forcé les producteurs à chercher des solutions pour joindre les deux bouts. Les agriculteurs ont essayé les haricots blancs, comme en fait foi la su-perficie consacrée à cette culture, qui est passée d’un plancher record de 35 000 hectares il y a à peine quelques années à entre 90 000 et 100 000 hectares l’an dernier.

« Les agriculteurs recherchent de nouveaux moyens de se rentabiliser. Nous voyons beaucoup de cultivateurs de maïs et de soya tenter leur chance dans ce marché pour cette seule raison. »

Mark Penhale, des Fermes Wayside de Woodham, en Ontario, confirme les profits poten-tiels à réaliser avec les haricots secs. « Notre ferme produit des haricots secs depuis 50 ans. J’ai vu le nombre d’agriculteurs qui tentent leur chance dans ce marché augmenter rapidement. » M. Penhale croit que les gens ont tendance à essayer ce marché lorsqu’ils n’ont pas réussi à tirer des reve-nus de leurs cultures habi-tuelles. « Parfois, les nou-veaux-venus obtien-nent de meilleurs résultats que les fermiers plus expéri-mentés. »

M. Penhale voit aussi les haricots comme un excellent choix pour di-versifier ses cultures et allonger la fenêtre de récolte. « Vous les plantez en juin lorsque le maïs est prêt et vous les récoltez au début de l’automne, juste avant de planter le blé d’hiver. Essentiellement, les haricots secs vous permettent d’augmenter l’utilisation de vos terres et de la saison agricole. »

Mike Schneider, de Chatham, en Ontario, s’est lancé dans la culture de haricots secs il y a près de dix ans. « Même à cette époque, le potentiel de profit de la culture de haricots blancs était évi-dent, dit-il. La saison dernière, j’ai cultivé 125 acres de haricots rou-ges, foncés et pâles. Avec une bonne récolte, le po-tentiel de profit dépasse de loin celui du soya. Dans la région, de plus en plus de gens font pousser des haricots blancs car leur rendement est supé-rieur. »

En plus de la possibili-té d’améliorer ses profits, les producteurs ont la possibilité unique de pro-duire et d’exporter un produit de haute qualité qui rencontre les plus hautes exigences du mar-ché.

« Ces plantes peuvent être capricieuses, surtout en Ontario où le climat varie tellement, concède M. Penhale. Les haricots colorés et blancs préfèrent les températures sous les 30 degrés et un air de bonne qualité. »
Ces deux agriculteurs nous ont souligné l’im-portance de planter les haricots dans des sols de bonne qualité. « Les hari-cots ne sont pas aussi robustes que le soya. Le soya, vous le semez et vous n’y pensez plus. Mais même si les haricots ont besoin d’un peu plus de surveillance, ils en valent quand même la peine. Davantage de fac-teurs risquent de mal tourner, mais quand tout va bien, cette culture s’avère très profitable. »

Le spécialiste tech-nique de BASF, Scott MacDonald, dit que les agriculteurs qui sèment ce genre de culture trouve-ront qu’elle de-mande davantage de temps et de soins. « Le fort potentiel de profits s’accompagne de risques potentiellement plus élevés. Il est néces-saire de gérer les risques en contrôlant les maladies à l’aide d’un programme d’arrosage proactif afin de protéger son inves-tissement et d’empêcher les maladies de se propa-ger. »

Le fongicide RONILANMD EG s’avère la norme pour contrôler la sclérotiniose chez les haricots secs. RONILAN EG offre également aux agriculteurs les avantages d’une large fenêtre d’application qui varie du 20 % à 50 % de floraison. Appliqué en une seule passe ou en deux passes consécutives, les essais chez des agriculteurs ont démontré que RONILAN EG pouvait améliorer les rendements – et les profits – de façon significative. Par exemple, lors de six essais comparatifs chez des agriculteurs menés en 1996, les champs de hari-cots blancs traités avec RONILAN EG produi-saient entre 970 et 1280 livres/acres de plus que les champs non traités. La fenêtre d’application plus large est importante pour les agriculteurs.

Même lors des années de sécheresse comme la saison dernière, les culti-vateurs se sont fait retar-der par la pluie et une fois que les signes de maladie apparaissent, il est déjà trop tard. « Les maladies comme la sclérotiniose peuvent ané-antir tout un champ de haricots blancs, dit M. MacDonald. L’utili-sation de semences certifiées et la rotation adéquate des cultures contribuent aussi au suc-cès de la production de haricots. »

Pour ceux qui désirent tenter leur chance sur ce marché en plein essor, M. Vermunt de la HDC énonce quelques-unes des grandes lignes à suivre pour cultiver des haricots secs. « Faites la rotation de vos cultures, ne plantez pas des haricots année après année et utilisez des semences certifiées. »

Du champ au produit fini, M. Vermunt et le reste de son équipe de la HDC collaborent étroi-tement avec les agri-culteurs afin de les aider à obtenir la meilleure ré-colte possible et réalisent des essais sur place à Hensall avec diverses variétés au dépistage des champs avec les agriculteurs. De plus, les installations de Hensall possèdent le système de manutention le plus innovateur en Amérique du Nord.

M. Schneider dit que la HDC fait toujours tout en son possible pour aider les agriculteurs. « Ils sont toujours là pour vous venir en aide. Même si je demeure à une heure de route, je n’ai qu’à leur téléphoner et ils viennent constater comment ils peuvent m’aider. Ça signi-fie beaucoup. »

M. Vermunt apprécie le compliment. « C’est important pour nous d’essayer de surpasser les attentes de nos clients, dit-il. Nous voulons les voir réussir et nous les aide-rons de toutes les façons possibles. C’est dans notre intérêt à tous de voir le Canada demeurer chef de file des exportations dans ce marché. »

La production cana-dienne de haricots secs a fortement augmenté de 133 000 tonnes (t) en 1996-1997 à 294 000 t en 1999-2000 (Agriculture and Agroalimentaire Ca-nada, Vol. 13, No. 16). M. Vermunt entrevoit un brillant avenir pour les producteurs agricoles capables de récoltes de haute qualité à haut ren-dement. « L’avenir de l’industrie du haricot sec semble prometteur pour le marché canadien de l’exportation. »

La production mon-diale de haricots secs a subi une tendance ascendante au cours des années 1990, atteignant 19,37 millions de tonnes en 1999-2000. Les principaux pays pro-ducteurs, soit l’Inde, le Brésil, les États-Unis, la Chine, le Mexique, le Myanmar, l’Indonésie, l’Argentine et le Canada, représentent 75 % de la production mondiale
totale (Agriculture et Agroalimentaire Canada, Vol. 13, No. 16).

La Division des produits alimentaires de la HDC achète, traite et vend une grande variété de haricots comestibles (blancs, colorés et de spécialité) directement des producteurs de toute l’Amérique du Nord aux conserveries, emballeurs, grossistes et détaillants spécialisés du pays de partout dans le monde.

La HDC est un des principaux exportateurs
de haricots au Canada, avec des livraisons dans 25 pays. Quatre-vingt pour cent des haricots secs qu’elle reçoit à son usine sont présentement des-tinés à l’exportation.

Afin de montrer son engagement envers le marché et les cultivateurs
canadiens, la HDC
investit beaucoup dans l’usine de transformation d’Hensall afin de ren-contrer les exigences de qualité de sa clientèle, ce qui en retour offre une valeur élevée et une protection additionnelle pour les agriculteurs. Et les demandes sont élevées. « Nous sommes en opération 24 heures par jour, sept jours par semaine », dit Bill Rawlings, technicien en assurance qualité à la HDC. Nous ne fermons que le jour de Noël. »

Employant environ 200 travailleurs, la Coopérative du District de Hensall a récemment célébré en juillet dernier son 65e anniversaire. Ses efforts dans le domaine des haricots secs ne sont pas passés inaperçus pour
Mark Penhale. « Hensall fait de son mieux pour livrer en tout temps un produit de haute qualité. »

Ce souci du détail et ce niveau d’engagement sont plus importants que jamais. Nous faisons concurrence aux États-Unis et à de nouveaux pays producteurs. » Les producteurs de haricots secs bien établis et ceux qui débutent dans ce cré-neau peuvent avoir confiance en l’avenir des haricots secs. « Nous continuerons de collaborer afin d’assurer que le Ca-nada demeure le principal exportateur de haricots secs au monde », déclare M. Vermunt.

Producteurs de hari-cots : Le saviez-vous ? est commandité par BASF Canada Inc. et le fongi-cide RONILAN EG. RONILAN EG est la norme pour le contrôle de la sclérotiniose chez le haricot sec et peut être appliqué à n’importe quel moment entre 20% et 50% de floraison à raison de 0,6 kg/acre pour une seule passe et 0,4 kg/acre pour deux passes à entre sept et 14 jours d’intervalle. Le fongicide RONILAN EG est aussi enregistré pour
le contrôle de la scléroti-niose chez d’autres types de haricots comme le haricot mange-tout, le haricot mungo, le haricot de Lima et le haricot ad-zuki.

Pour en savoir plus sur la disponibilité des se-mences, communiquez avec la Coopérative du District de Hensall au 1 800-265-5190 ou avec votre fournisseur local.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

BASF Canada

http://www.agsolutions.ca

Commentaires