Les producteurs de porcs et l’AQINAC demandent au ministre Boisclair de surseoir à l’adoption de la loi 103

Québec (Québec), 5 juin 2002 – L’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière, l’AQINAC, demande au ministre d’Etat à l’environnement et à l’Eau, M. André Boisclair, de surseoir à l’adoption du projet de loi 103, « Loi portant sur les restrictions relative à l’élevage de porc », et de ne pas utiliser le cadre réglementaire pour imposer un moratoire déguisé.

« La hâte et l’empressement avec lesquels le ministre André Boisclair veut faire adopter son projet de loi et le caractère hermétique, associé au processus, ne laissent présager rien de bon pour l’avenir de l’industrie porcine au Québec » a soutenu le directeur général de l’AQINAC, M. Yvan Lacroix.

Les discussions secrètes qui ont entouré les travaux du comité restreint
ont laissé toute la place aux solutions politiques plutôt que technologiques,
et ne réglent en rien les problèmes environnementaux pouvant être liés à la
production porcine ou à la production agricole en général. L’AQINAC déplore
avoir été écartée des discussions au sein de ce comité.

En déposant des dizaines de programmes d’assainissement, les producteurs
de porc, membres de l’AQINAC, veulent améliorer leur industrie. C’est la
première fois dans l’histoire de cette industrie que des producteurs
s’engagent formellement à appliquer des mesures concrètes dans un cadre
réglementaire.

En déposant, et ce depuis lundi, des dizaines et des dizaines de
programmes d’assainissement, d’une valeur de plusieurs millions de dollars,
l’AQINAC sollicite, conformément aux dispositions des articles 116,2 et

suivants de la « Loi sur la qualité de l’environnement », l’approbation du
ministre Boisclair. L’AQINAC souhaite aussi obtenir le soutien actif du
ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, curieusement
silencieux ces dernières semaines.

Ces programmes d’assainissement portent sur plus de 70 fermes ou projets
dans de nombreuses municipalités au Québec. La loi 103 menace le développement
de l’industrie porcine au Québec, une industrie qui génère des retombées
économiques de l’ordre de 4 milliards de dollars annuellement et quelque
30 000 emplois directs et indirects dans les régions du Québec.

L’AQINAC rappelle que ses membres ont toujours mené leurs activités dans
le respect des normes environnementales existantes et qu’ils se sont
développés avec l’appui indéfectible et le soutien de tous les gouvernements
québécois précédents. Nous invitons donc le Premier ministre Landry à

respecter ses engagements, pris en octobre 2001 lors du Sommet des décideurs
et à inviter son ministre de l’Environnement à élargir la discussion sur des
solutions concrètes et applicables.

Mise sur pied à l’origine par les meuniers du Québec en 1961, l’AQINAC
peut être considérée à juste titre aujourd’hui comme un regroupement de
leaders de l’industrie agroalimentaire au Québec. Elle regroupe notamment 50 %
de la production porcine au Québec. L’AQINAC est particulièrement à l’avant-
garde en Recherche et Développement et encourage l’utilisation par ses membres
des technologies agricoles les plus avancées, dont au premier plan celles
environnementales.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

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