Les profits de Deere augmentent

Illinois (États-Unis), 13 août 2002 – Deere & Company (DE à la Bourse de New York) a communiqué un bénéfice net de 147,6 millions $, ou 0,61 $ par action, à l’échelle mondiale, pour le troisième trimestre clos le 31 juillet, soit plus du double du bénéfice net de 71,8 millions $, ou 0,30 $ par action, au dernier exercice. Pour les neuf premiers mois de l’exercice, le
bénéfice net s’est chiffré à 251,2 millions $, ou 1,04 $ par action,

comparativement à 256,1 millions $, ou 1,08 $ par action, pour l’exercice
précédent.

« La réaction favorable des clients envers les nouveaux produits,
particulièrement en Europe, et une attention soutenue au contrôle des dépenses
et des actifs ont mené à un autre trimestre marqué par une croissance
importante des bénéfices », a déclaré Robert W. Lane, président du conseil et
chef de la direction. « Ce rendement est spécialement encourageant lorsque l’on
considère que les conditions demeurent bien en dessous de la normale dans un
grand nombre de marchés clés. »

A l’échelle mondiale, le chiffre d’affaires et les produits
d’exploitation nets ont totalisé 3,969 milliards $ pour le troisième trimestre
et 10,478 milliards $ pour les neuf premiers mois de l’exercice 2002,
comparativement aux totaux qui atteignaient, respectivement, 3,618 milliards $
et 10,132 milliards $, au dernier exercice. Le chiffre d’affaires net s’est

élevé à 3,410 milliards $ pour le troisième trimestre et à 8,756 milliards $
pour la période de neuf mois, par rapport à 3,070 milliards $ et à 8,475
milliards $ pour l’exercice précédent. L’augmentation du chiffre d’affaires
pour les deux périodes s’explique principalement par la hausse des ventes
d’équipement agricole à l’étranger, principalement en Europe, l’augmentation
des ventes d’équipement commercial et résidentiel et l’effet des acquisitions
moins les dessaisissements. Ces facteurs ont été annulés en partie par la
baisse des ventes de machinerie agricole, ainsi que d’équipement forestier et
de matériel de construction en Amérique du Nord. Le chiffre d’affaires réalisé
à l’étranger a augmenté de 41 % pour le trimestre et de 20 % pour les neuf
premiers mois de l’exercice, ce qui est surtout le fait d’une hausse des
ventes d’équipement agricole en Europe. En ne tenant pas compte de l’incidence
des taux de change, le chiffre d’affaires provenant de l’étranger aurait
progressé de 33 % pour le trimestre et de 19 % en cumul annuel.

Les activités de Deere liées à l’équipement ont dégagé un bénéfice
d’exploitation de 247 millions $ pour le trimestre et de 329 millions $ pour
la période de neuf mois, comparativement à 128 millions $ et à 413 millions $,
respectivement, au dernier exercice. (Les résultats d’exploitation excluent
l’incidence des intérêts, des impôts et d’autres charges administratives.) La
hausse du bénéfice d’exploitation pour le trimestre s’explique en grande
partie par l’augmentation des ventes d’équipement agricole à l’étranger,
l’amélioration des prix réalisés et le niveau plus élevé des ventes
d’équipement commercial et résidentiel. Parmi les autres éléments ayant exercé
une influence positive au cours du trimestre, mentionnons les réductions des
dépenses pour les activités fondamentales et l’élimination des pertes
associées à la division de produits de consommation Homelite qui a été vendue
en novembre. Ces facteurs ont été partiellement annulés par les compensations
versées à la division de crédit de la Société pour le financement des comptes
clients des concessionnaires. Conformément à ce qui a été annoncé
précédemment, les divisions d’équipement de Deere ont commencé à vendre une
part importante de ces comptes clients à la fin du dernier exercice. Les
résultats trimestriels ont également été touchés par les coûts liés à la
fermeture d’une usine de produits commerciaux et résidentiels en Virginie,
ainsi que par les frais découlant du placement minoritaire de la Société dans
Nortrax Inc., une opération spéculative concernant la gestion et la mise en
valeur de plusieurs concessionnaires de matériel de construction de Deere. Les
résultats du trimestre ont également été affectés par la hausse des
prestations après-retraite.

Pour les neuf premiers mois de 2002, le déclin du bénéfice d’exploitation
lié à l’équipement s’explique principalement par les strictes réductions de
production au premier trimestre, conformément aux objectifs de la Société en
matière de gestion des actifs, de même que par les pratiques de fabrication
non efficientes qui y sont associées. En outre, les résultats depuis le début
de l’exercice ont souffert des compensations versées à la division du crédit
pour les comptes clients des concessionnaires qui ont été vendus, ainsi que de
la hausse des coûts associés aux prestations après-retraite, des charges de
restructuration et des frais liés à Nortrax. Parmi les autres facteurs ayant
eu un impact négatif pendant cette période, mentionnons les coûts du lancement
des nouveaux produits et les pertes subies en Argentine. Ces facteurs ont été
partiellement compensés par la hausse des prix réalisés et la réduction des
charges.

Les activités de Deere liées à l’équipement ont généré un bénéfice net de
91,3 millions $ pour le trimestre et de 75,6 millions $ pour les neuf premiers
mois de 2002, comparativement à 30,6 millions $ et à 123,7 millions $,
respectivement, pour l’exercice précédent. Les mêmes éléments d’exploitation
mentionnés précédemment ont influencé ces résultats. De plus, les résultats de
l’exercice 2002 ont bénéficié de la baisse des intérêts débiteurs, alors que
le taux d’imposition depuis le début de l’exercice a eu un effet défavorable.

Les actifs d’exploitation des divisions d’équipement ont progressé de
manière saisonnière pendant les neuf premiers mois. Toutefois, le niveau des
comptes clients et des stocks à la fin du trimestre a chuté de 568 millions $
par rapport au dernier exercice.

Le chiffre d’affaires net de la division d’équipement agricole a
progressé de 14 % pour le trimestre et de 6 % pour les neuf premiers
mois, comparativement au dernier exercice. Ces hausses sont
principalement le fait de l’augmentation des ventes en Europe où un
nombre record de nouveaux produits ont été lancés l’automne dernier.
Pour le trimestre, le bénéfice d’exploitation a connu une hausse de
78 %, atteignant 205 millions $ par rapport à 115 millions $ au dernier
exercice. Pour la période de neuf mois, le bénéfice d’exploitation
s’est chiffré à 362 millions $, comparativement à 335 millions $ pour
l’exercice précédent. La progression du bénéfice d’exploitation pour
les deux périodes s’explique surtout par la hausse du chiffre
d’affaires provenant de l’étranger, principalement en Europe, ainsi que
par l’amélioration des prix réalisés. Ces facteurs ont été en partie
annulés par les coûts plus élevés associés aux prestations
après-retraite et par les compensations versées à la division du
crédit. Par ailleurs, le bénéfice d’exploitation depuis le début de
l’exercice 2002 a subi l’incidence défavorable des volumes de
production moins élevés au premier trimestre et des pratiques non
efficientes sur le plan de la fabrication qui y étaient associées,
ainsi que de la hausse des frais découlant du lancement des nouveaux
produits. Une autre influence négative pour les neuf premiers mois a
été les pertes subies en Argentine en raison de la dévaluation du peso.
Le niveau moins élevé des dépenses a bénéficié aux résultats depuis le
début de l’exercice.

Le bénéfice d’exploitation pour la division mondiale de l’équipement
commercial et résidentiel a atteint 61 millions $ pour le troisième
trimestre et 97 millions $ pour les neuf premiers mois, comparativement
à 16 millions $ et à 93 millions $ au dernier exercice. Exception faite
des acquisitions et des dessaisissements, le chiffre d’affaires net a
augmenté de 13 % pour le trimestre et de 3 % en cumul annuel par
rapport à l’exercice précédent. Cette augmentation du chiffre
d’affaires pour les deux périodes est en majeure partie attribuable au
fait que les produits ont été expédiés plus près de l’époque où la
demande saisonnière se fait sentir. L’amélioration du bénéfice
d’exploitation pour le trimestre est surtout le résultat des ventes
plus importantes, de l’absence des pertes liées à Homelite et des
meilleurs prix réalisés. Pour la période de neuf mois, le bénéfice
d’exploitation a progressé en raison de l’amélioration des prix
réalisés, de l’absence des pertes découlant de Homelite, des réductions
de dépenses et de la réception des règlements d’assurance contre les
incendies. Ces facteurs ont été partiellement annulés pour les deux
périodes par les compensations versées à la division du crédit et les
charges de restructuration, lesquelles sont principalement liées à la
fermeture d’une usine.

La division de l’équipement forestier et du matériel de construction a
subi des pertes d’exploitation de 10 millions $ pour le trimestre et de
97 millions $ pour les neuf premiers mois, comparativement à un
bénéfice d’exploitation de 11 millions $ et de 29 millions $,
respectivement, au dernier exercice. Le chiffre d’affaires net a
augmenté de 3 % pour le trimestre, mais a reculé de 5 % depuis le début
de l’exercice par rapport à l’exercice précédent. En ne tenant pas
compte des acquisitions, le chiffre d’affaires net a diminué de 2 % et
de 7 % pour ces périodes respectives. Les volumes de production dans
les installations principales ont baissé de 5 % pour le trimestre et de
15 % depuis le début de l’exercice. Pour le trimestre, le recul des
résultats d’exploitation s’explique principalement par les coûts plus
élevés associés à l’investissement dans Nortrax et au plus grand nombre
de mesures promotionnelles. Le déclin observé pour la période de neuf
mois s’explique par l’augmentation des actions promotionnelles, les
frais liés à Nortrax, la baisse des ventes et des volumes de production
dans les installations principales, les coûts de restructuration et par
la hausse des coûts associés aux prestations après-retraite. Pour les
deux périodes, les résultats ont bénéficié de la réduction des charges.

Le bénéfice net de la division du crédit s’est établi à 56,9 millions $
pour le trimestre et à 180,2 millions $ pour les premiers neuf mois,
comparativement à 40,8 millions $ et à 133,1 millions $,
respectivement, pour le dernier exercice. La hausse trimestrielle
s’explique principalement par le bénéfice réalisé sur les comptes
clients de concessionnaires, lequel a été partiellement annulé par la
hausse de la provision pour créances irrécouvrables. La progression du
bénéfice net depuis le début de l’exercice est en grande partie le
résultat du bénéfice tiré des comptes clients des concessionnaires, de
la hausse des gains sur la vente de billets de détail et des meilleures
marges de taux d’intérêt. Ces éléments ont été partiellement annulés
par l’augmentation de la provision pour créances irrécouvrables et les
pertes subies en Argentine en raison de la dévaluation du peso.

Les autres divisions de la Société ont subi des pertes d’exploitation
de 1 million $ pour le trimestre et de 12 millions $ pour la période de
neuf mois, comparativement à des pertes d’exploitation de 7 millions $
et de 28 millions $ pour l’exercice précédent. Les résultats du présent
exercice ont été affectés par les coûts liés aux activités de
restructuration, ce qui comprend la fermeture d’une unité de production
en Illinois. Les résultats pour les deux exercices reflètent les frais
associés à la mise au point de nouveaux produits et l’amortissement de
l’écart d’acquisition du groupe des technologies spéciales. Parmi les
facteurs positifs ayant influencé les deux périodes de l’exercice 2002,
mentionnons la hausse du bénéfice d’exploitation dans le domaine des
soins de santé et la baisse des dépenses des activités liées aux
technologies.

Conjoncture du marché et perspectives

En se fondant sur les conditions du marché décrites ci-dessous, le
chiffre d’affaires de la division de l’équipement devrait, selon les
prévisions actuelles, augmenter de 8 % à 10 % au quatrième trimestre, par
rapport à la période comparable de l’exercice précédent. Dans l’ensemble, les
résultats de la Société pour le trimestre, qui affichent l’habituelle
faiblesse saisonnière, devraient atteindre plus ou moins le seuil de
rentabilité, ce qui constitue une nette amélioration par rapport à l’exercice
précédent.

Equipement agricole : les prix des marchandises agricoles ont grimpé
au cours des dernières semaines en raison des inquiétudes quant au
volume et à l’état des récoltes de cette année en Amérique du Nord.
Les prix plus élevés, conjugués à la loi agricole nouvellement
promulguée et à des règles plus généreuses touchant la dépréciation,
devraient soutenir une éventuelle amélioration des ventes
d’équipement agricole dans la région. Toutefois, ces facteurs ne
devraient pas avoir grand impact sur les ventes de cette année,
compromises par le temps sec. Par conséquent, Deere a révisé à la
baisse ses prévisions en ce qui a trait aux ventes au détail aux
Etats-Unis et au Canada. Deere s’attend maintenant à ce que ces
ventes stagnent ou baissent de 5 % pour l’exercice. Cadrant avec
cette perspective plus prudente et avec les objectifs de réduction
d’actifs de fin d’exercice, les usines d’équipement agricole de la
Société aux Etats-Unis et au Canada devraient demeurer inactives
pendant 19 % des jours ouvrables disponibles au quatrième
trimestre, contre 24 % il y a douze mois. En Europe de l’Ouest,
les ventes au détail devraient progresser de 5 % en 2002. Cette
perspective plus favorable est étayée par l’accueil favorable réservé
aux produits John Deere lancés récemment, ainsi que par un solide
marché pour l’équipement usagé. En Amérique du Sud, les ventes
devraient demeurer stagnantes par rapport à l’exercice précédent,
alors que la vigueur prévalant dans le secteur agricole brésilien
compense la faiblesse en Argentine.

Equipement commercial et résidentiel : En raison d’un climat de vente
au détail quelque peu meilleur pour les produits de la division, les
livraisons d’équipement commercial et résidentiel John Deere
devraient demeurer uniformes, voire augmenter de 5 % en 2002.
Ces prévisions ne tiennent pas compte de l’incidence des acquisitions
et des dessaisissements. A l’appui de la perspective améliorée est la
réponse enthousiaste du marché face aux nombreux produits John Deere
lancés cette saison. Parallèlement, la division continue à fabriquer
des produits à un rythme inférieur à la demande au détail et prévoit
de terminer l’exercice avec des niveaux d’actifs moindres.

Equipement forestier et de construction : En ce qui concerne les
marchés américain et canadien, Deere croit toujours que les ventes au
détail d’équipement forestier et de construction pour 2002
connaîtront un ralentissement de 10 % à 15 % par rapport à
l’exercice précédent et que les prix demeureront faibles. Les ventes
continueront d’être entravées par des investissements commerciaux en
retard et la faiblesse des ventes aux entreprises de location
indépendantes. Les ventes mondiales de produits forestiers devraient
continuer à être inférieures à celles d’il y a douze mois en raison
du marché déprimé.

Crédit : les résultats pour l’exercice devraient profiter de
l’augmentation des ventes de billets du détail et du financement des
sommes à recevoir des concessionnaires d’équipement Deere. Ces
facteurs positifs seront partiellement contrebalancés par des
provisions plus élevées de pertes sur prêts, de même que les pertes
subies en Argentine. Le bénéfice net des activités de crédit pour
l’exercice devrait s’établir entre 220 millions $ et 240 millions $,
une légère augmentation par rapport aux résultats prévisionnels
fournis au dernier trimestre.

La Société est bien placée pour tirer parti des marchés plus dynamiques

Selon M. Lane, la Société a fait des progrès énormes cette année sur le
plan de l’amélioration des actifs et de l’efficience de production, tout en
attirant l’attention d’un plus vaste auditoire international sur les produits
John Deere. « Nous sommes particulièrement encouragés par l’accueil réservé à
nos nouveaux produits en Europe, le point de mire d’efforts considérables pour
étendre notre présence sur le marché », a précisé M. Lane. Il a aussi fait
remarquer que, bien que la perspective économique pour 2003 demeure incertaine
pour le moment, certains facteurs tels que la remontée du prix des
marchandises, de faibles stocks de report, et la loi récemment adoptée
contribueront fortement à une reprise éventuelle de l’économie agricole
américaine. Deere est bien placée pour tirer parti de toute force du marché, a-
t-il souligné. « Compte tenu de nos efforts pour contrôler les coûts et réduire
les actifs générant déjà des bénéfices évidents, nous sommes persuadés que ces
mêmes mesures entraîneront des niveaux de rendement plus élevés avec
l’amélioration des conditions commerciales et la reprise de la croissance dans
nos marchés clés », a déclaré M. Lane.

John Deere Capital Corporation

Les renseignements suivants sont communiqués au nom de la filiale de
crédit de la Société, John Deere Capital Corporation (JDCC), conformément aux
exigences de présentation applicables à l’émission périodique de titres
d’emprunt sur le marché public.

Le bénéfice net de JDCC s’est établi à 58,9 millions $ pour le troisième
trimestre et à 173,4 millions $ pour les neuf premiers mois de 2002,
comparativement à 36,0 millions $ et à 115,9 millions $ respectivement pour
l’exercice précédent. Comme nous l’avons déjà mentionné, depuis la fin de
l’exercice 2001, Deere Capital, Inc., filiale en propriété exclusive de JDCC,
a commencé à acquérir la plupart des comptes clients liés aux activités des
concessionnaires d’équipement de Deere. La hausse du bénéfice net pour le
trimestre est principalement attribuable au bénéfice réalisé sur les comptes
clients des concessionnaires. L’amélioration en cumul annuel est en grande
partie attribuable au bénéfice réalisé sur les comptes clients des
concessionnaires, aux gains plus élevés sur les ventes de billets de détail et
à un meilleur écart de financement. Ces hausses ont été en partie annulées par
des provisions plus élevées pour mauvaises créances et pertes subies en
Argentine en raison de la dévaluation du peso.

Le montant net des comptes clients et des contrats de location financés
par JDCC s’élevait à 10,747 milliards $ au 31 juillet 2002, par rapport à
8,953 milliards $ un an auparavant. Cette hausse s’explique par l’excédent des
acquisitions sur les recouvrements au cours des douze derniers mois, dont les
acquisitions de comptes clients des concessionnaires susmentionnés. Cet
excédent a été partiellement annulé par les ventes de billets de détail. Le
montant net des comptes clients et des contrats de location gérés, qui
comprend les comptes clients précédemment vendus, se chiffrait à
13,576 milliards $ au 31 juillet 2002, comparativement à 10,659 milliards $ au
31 juillet 2001.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

John Deere

http://www.deere.com/

Commentaires