Les six MRC de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine signent leurs pactes ruraux

Gaspé (Québec), 27 mai 2002 – A l’occasion de la rencontre régionale des
leaders socioéconomiques, étape préparatoire au « Rendez-vous national des
régions ressources » qui aura lieu cet automne dans la Capitale nationale, le
ministre d’Etat à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, M.
Rémy Trudel, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
et ministre responsable de la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, M. Maxime

Arseneau, et les préfets des six MRC de la région ont procédé aujourd’hui à la
signature des six pactes ruraux. Le député de Gaspé, M. Guy Lelièvre, était
aussi présent à la cérémonie.

Ces pactes lient le gouvernement du Québec et chacune des MRC de la région en vue de soutenir et de renforcer le développement des milieux ruraux.
Ces ententes concrétisent ainsi la volonté des partenaires des MRC et du
gouvernement du Québec de travailler ensemble au renouveau, à la prospérité et
à la pérennité du milieu rural.

Les élus municipaux signataires des Pactes ruraux sont le préfet de la
MRC de Bonaventure, M.Jean-Guy Poirier; le préfet de la MRC de La Côte-de-
Gaspé, M. Noel-Marie Clavet; le préfet de la MRC Rocher-Percé, M. Edmond

Sirois; le préfet suppléant de la MRC D’Avignon, M. Isidore Charest; le préfet
de la MRC Haute-Gaspésie, M.Laval Lévesque; et le maire de la municipalité des
Iles-de-la-Madeleine, M. Claude Vigneau.

La région est dotée d’une enveloppe globale de 7 M$ pour les six pactes
ruraux de son territoire. Cette somme sera versée par le gouvernement du
Québec sur un horizon de cinq ans. Le pacte rural constitue la pièce maîtresse
de la « Politique nationale de la ruralité ». Il s’agit essentiellement d’une
entente entre le gouvernement et chacune des MRC à caractère rural en vue de
soutenir et renforcer le développement des milieux ruraux.

Plus particulièrement, le pacte rural privilégie certains champs
d’intervention jugés particulièrement importants pour assurer la survie des
milieux ruraux notamment :

  • le maintien et le retour des jeunes et des familles;

  • l’amélioration de l’offre et de la disponibilité des services;

  • la mise en réseau des promoteurs locaux qui contribuent à la démarche de revitalisation;

  • le développement de nouveaux produits et de nouvelles entreprises;

  • la mise en valeur du capital humain;

  • le soutien à l’entrepreneuriat individuel et collectif.
  • Les MRC signataires sont responsables de gérer l’enveloppe du pacte
    applicable à leur territoire. Les modalités du pacte sont flexibles et
    adaptées aux spécificités de chacun des territoires.

    « Avec la signature de ces pactes ruraux, nous visons à assurer aux
    populations rurales de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine un milieu de
    vie de qualité, c’est-à-dire un milieu de vie plus prospère où l’on se sent
    enraciné, où l’on peut s’épanouir dans des activités valorisantes à travers
    des valeurs qui assurent la pérennité de la relève », a déclaré le ministre
    Trudel.

    « La signature des pactes reconnaît, par les faits et dans l’action, le
    monde rural comme un acteur majeur et incontournable dans la construction et
    la cohésion de la société gaspésienne et madelinoise », a poursuivi le ministre
    responsable de la région, M. Maxime Arseneau.

    Pour sa part, le représentant de la Table des préfets de la régions de la
    Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine et préfet de la MRC de Bonaventure, M. Jean-Guy
    Poirier, a mentionné que : « En permettant la pleine gestion administrative des
    sommes allouées par les pactes ruraux, le gouvernement reconnaît l’importance
    du rôle des élus municipaux dans le développement des milieux ruraux et
    démontre sa volonté de nous considérer comme des partenaires à part entière. »

    Engagements de la MRC

    Les MRC signataires s’engagent à contribuer à la mise en oeuvre de la
    « Politique nationale de la ruralité », à promouvoir le développement de son
    territoire et à mettre en place les conditions favorables de partenariat,
    d’animation et de soutien à la communauté.

    Les MRC s’engagent également à déposer auprès du ministère des Régions,
    au plus tard 90 jours après la signature du pacte, un plan de travail qui
    tient compte des planifications existantes aux paliers de la MRC et de la
    région; un plan qui identifiera notamment les champs d’interventions
    prioritaires de la MRC et les actions nécessaires pour améliorer la situation
    des secteurs dévitalisés de son territoire.

    Rappelons que la « Politique nationale de la ruralité » a été dévoilée le
    6 décembre 2001 par le premier ministre du Québec et le ministre des Régions.
    Elle est appuyée par une « Déclaration en faveur du monde rural » signée par le
    gouvernement du Québec, Solidarité rurale du Québec, la Fédération Québécoise
    des Municipalités, l’Association des centres locaux de développement du Québec
    et l’Association des Régions du Québec. C’est là un engagement solidaire du
    gouvernement et des partenaires de la ruralité envers les 1,6 million de
    Québécoises et Québécois qui ont choisi de vivre en milieu rural et qui
    doivent compter sur un cadre de vie dynamique à la fois sur les plans
    économique, culturel et social.

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Association des Centres Locaux de Développement du Québec (ACLDQ)

    http://www.acldq.qc.ca/

    Association des Régions du Québec (ARQ)

    http://www.regions.qc.ca/

    Fédération Québécoise des Municipalités (FQM)

    http://www.fedeqm.qc.ca/

    Ministère des régions

    http://www.sdr.gouv.qc.ca/

    Solidarité rurale

    http://www.solidarite-rurale.qc.ca/

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