L’industrie alimentaire française a retrouvé son rythme de croissance mais reste prudente pour 2002

France, 23 mai 2002 – En dépit des crises qui ont pu émailler l’année 2001, ESB et fièvre aphteuse ayant frappé le cheptel bovin, l’industrie agroalimentaire française a retrouvé son niveau de croissance moyen, après trois années de ralentissement. Le chiffre d’affaires des industriels français de l’alimentaire a ainsi augmenté de 4,4% par rapport à 2000, à 131milliards d’euros, selon le dernier bilan annuel de l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) qui regroupe 4150entreprises.

Premier secteur industriel français, leader européen, l’industrie agroalimentaire hexagonale compte aujourd’hui 418000salariés, soit une augmentation de 1,4% par rapport à 2000. En matière d’échanges internationaux, si le secteur peut aujourd’hui se targuer d’un solde commercial largement positif, à 7,8milliards d’euros et de sa position de 2e exportateur mondial, avec 9% du marché, son bilan perd de l’éclat. Freinées par les crises sanitaires, les exportations se sont repliées de 1,1% à 27,4milliards d’euros tandis que les importations progressaient de 1,5% à 19,6milliards d’euros, soit une baisse de 6% du solde commercial.

Pour 2002, l’ANIA, bien que se félicitant d’une reprise «encourageante» des exportations au premier trimestre et d’un passage à l’euro sans inflation majeure, affiche une prudence teintée de préoccupation. «Le plafonnement de nos exportations et le recul de notre solde en 2001sont des signaux qu’il ne faut pas prendre à la légère» met en garde Victor Scherrer, président de l’association. «Ils peuvent être compris comme une indication d’une baisse de compétitivité réelle» estime-t-il, visant les coûts salariaux entraînés par les 35heures et les pressions sur les marges exercées par la grande distribution.

Source : Les Échos

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