L’étiquetage des OGM devrait être volontaire, croit un comité

Ottawa (Ontario), 26 août 2002 – Les aliments contenant des OGM ne présentent pas de danger pour la santé humaine, a indiqué un comité consultatif du gouvernement fédéral.

Ce banc d’experts, qui se penche surtout sur les aliments végétaux, recommande néanmoins la surveillance de ces produits ainsi que leur étiquetage, volontaire mais soumis à un certain cadre réglementaire.

Le comité, qui fait rapport à sept ministères (Santé, Agriculture, Pêches entre autres), propose de vérifier d’ici cinq ans l’efficacité d’un tel système et d’envisager l’étiquetage obligatoire, si les industriels ne collaborent pas avec les pouvoirs publics.

D’ici là, ajoutent les experts, le Canada devrait plaider la création de normes internationales pour l’étiquetage. Selon le comité, les étiquettes seraient utiles pour informer le public mais pas forcément pour assurer la sécurité alimentaire.

« Nous n’avons trouvé aucune preuve que les produits actuellement sur le marché représentent un danger plus grand (que ceux sans OGM) pour la santé et l’environnement », souligne la nutritionniste Suzanne Hendricks, membre du comité.

Il ne faut pas non plus être complaisant, dit-elle, « les consommateurs veulent pouvoir choisir, non seulement en raison du risque mais aussi suivant leurs convictions. »

Mais les groupes militants de consommateurs sont pour l’étiquetage obligatoire car les OGM (organismes génétiquement modifés) peuvent avoir des effets encore inconnus sur la santé et l’environnement.

Nadège Adam, du Conseil des Canadiens, affirme que le comité consultatif ferme les yeux sur les sondages, selon lesquels une très forte majorité des gens veulent l’étiquetage obligatoire car ils tiennent à savoir ce qu’ils mangent.

Sans surprise, dit-elle, le comité apparaît tendancieux en faveur de l’industrie biotechnologique car il « reprend pas mal tel quel ses arguments ».

Ainsi, d’après Mme Adam, le comité fédéral cite le « principe de précaution » mais il ne va pas jusqu’à recommander que les aliments contenant des OGM soient retirés du marché jusqu’à ce que leurs effets potentiels soient établis par des travaux en laboratoire.

Par contre les adversaires de l’étiquetage obligatoire affirment qu’il devrait être imposé seulement en cas de risque identifié pour la santé ou de différence avérée avec les aliments sans OGM.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Pêches et Océans Canada

http://www.dfo-mpo.gc.ca/

Santé Canada

http://www.hc-sc.gc.ca

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