Manifestation de l’Union paysanne : les solutions sont devant nous, pas derrière affirme l’UPA

Longueuil (Québec), 5 mai 2002 – « Ce n’est pas en retournant en arrière pour éviter de faire face au problème, pas plus qu’en arrêtant le temps ou en faisant le procès de l’agriculture moderne que nous allons trouver les réponses et les solutions aux défis qui vont nous permettre de construire l’agriculture de demain », a réagi aujourd’hui le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Laurent Pellerin, au lendemain de la manifestation organisée par l’Union paysanne à Québec.

« S’il y avait encore des doutes, la manifestation d’hier l’a confirmé, de souligner M. Pellerin : le discours de l’Union paysanne est celui de la dénonciation et de la
désinformation. L’appellation même de cette organisation prête à confusion, a-t-il souligné. Il n’est pas question ici de paysans mais d’un regroupement de citoyens
dont la plupart proviennent de milieux urbains ».

S’en prenant à l’un des préjugés les plus tenaces répandus par les tenants de l’Union paysanne, le président de l’UPA invite d’ailleurs les Québécois et les
Québécoises à visiter les campagnes pour se rendre compte par eux-mêmes. « Je m’en remets à leur bon jugement, dit-il. Ils pourront constater et ils verront que

l’agriculture n’a rien d’industriel ». L’agriculture au Québec, d’insister M. Pellerin, est basée sur des fermes à dimension humaine à propriété familiale, un modèle que
l’UPA s’emploie à promouvoir depuis 78 ans. Mentionnons, à titre d’exemple, que la principale production agricole au Québec, le lait, est produit sur des fermes
dont la taille est la plus petite au Canada, soit 45 vaches en moyenne.

Référant par ailleurs au temps d’arrêt annoncé plus tôt cette semaine en ce qui a trait à l’émission de nouveaux certificats d’autorisation en production porcine, le
président de l’UPA a tenu à souligner l’attitude responsable du milieu agricole dans ce dossier. « Les agriculteurs et les agricultrices sont sensibles aux préoccupations
de leurs concitoyens et de leurs concitoyennes en rapport avec la qualité de leur environnement, a-t-il insisté, et ils entendent bien démontrer leur volonté de

maintenir un climat sain avec les communautés locales et la population du Québec dans son ensemble ».

L’UPA mise justement sur le nouveau comité spécial multipartite simultanément annoncé avec ce temps d’arrêt pour identifier, en concertation avec des représentants des ministères concernés (MAPAQ, Environnement, Conseil exécutif), du monde municipal et du milieu environnemental, des mesures visant à favoriser le
développement durable des entreprises agricoles. Sur ce comité sont invitées l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), un des principaux
organismes québécois qui oeuvre à la sauvegarde de l’environnement (lequel vient d’ailleurs de terminer une consultation sur l’agriculture à travers le Québec) ainsi
que la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui regroupe 98 % des municipalités comportant une zone agricole.

« Nous avons la plus vive intention de contribuer activement au bon déroulement des travaux de ce groupe de concertation pour que le plan d’action qui en
découlera réponde aux préoccupationssociales et environnementales des différentes collectivités québécoises », de souligner M. Pellerin, rappelant que le monde
agricole compte derrière lui plus de dix ans de réalisations agroenvironnementales et qu’il continue à oeuvrer dans cette voie, fort d’un plan d’intervention qui produit
déjà des résultats concrets et mesurables.

En terminant, M. Pellerin a tenu à réitérer que l’organisation syndicale qu’est l’UPA représente l’ensemble des producteurs et productrices agricoles de la province.
Cette année, 92 % des agriculteurs ont volontairement adhéré à l’UPA, un taux record dans les annales de l’Union.

L’UPA compte ainsi 40 fédérations affiliées (16 régionales et 24 spécialisées), dont trois
nouvelles qui ont sollicité et obtenu leur affiliation au cours des derniers mois, soit le Syndicat des aquaculteurs du Québec, la Fédération d’agriculture biologique et la Quebec Farmers Association.

Avec le regroupement des producteurs de bisons du Québec, qui vient d’acheminer récemment une demande d’affiliation, et tous les groupes avec lesquels elle tisse des rapprochements, « l’UPA, de dire son président, est plus que jamais le forum par excellence qui permet aux agriculteurs québécois de forger avec passion
l’agriculture de demain. Dans cette grande diversité, les hommes et les femmes qui vivent de ce métier travaillent ensemble à bâtir un avenir meilleur. Et mieux que ne
le fera jamais la dénonciation, cette action collective est la réponse la plus adéquate aux phénomènes de la concentration et de la mondialisation ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Québécoise des Municipalités (FQM)

http://www.fedeqm.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

Union Paysanne

http://www.unionpaysanne.com/

Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

http://www.uqcn.qc.ca/

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