Mise en oeuvre de l’entente sur les biomolécules marines

Gaspé (Québec), 10 octobre 2003 – La ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Mme Françoise Gauthier, la ministre déléguée au Développement régional et au Tourisme et ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Mme Nathalie Normandeau, et le recteur de l’Université du Québec à Rimouski, M. Michel Ringuet, ont dévoilé les termes de l’entente sur les biomolécules marines impliquant une somme de plus de 1,1 million de dollars sur trois ans. Cette entente aura pour effet d’intensifier la recherche dans ce domaine novateur par l’intégration de deux équipes de recherche universitaires à l’unité sur les biomolécules marines du Centre technologique des produits aquatiques (CTPA) du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), situé à Gaspé.

Cette initiative permet la création directe, pendant trois ans, de quatre emplois spécialisés, soit ceux de deux professeurs-chercheurs et de deux assistants. Les projets qu’ils dirigeront permettront d’accueillir annuellement à Gaspé une vingtaine d’étudiants de deuxième et de troisième cycles, de stagiaires et d’assistants de recherche. Les connaissances découlant de leurs travaux contribueront au développement du secteur et susciteront de nouvelles initiatives dans ce domaine.

« Le projet devrait permettre de développer les connaissances sur les poissons, mollusques, crustacés et autres organismes vivants du golfe du Saint-Laurent qui sont susceptibles de receler des biomolécules à forte valeur ajoutée et de déboucher sur des innovations technologiques favorisant la mise en valeur de cette ressource », a indiqué Mme Gauthier.

Les activités de ces équipes permettront de dresser le portrait de la biomasse marine du Québec et d’en étudier les caractéristiques. Elles viseront également à mettre au point des procédés d’extraction des biomolécules en vue d’utilisations spécifiques dans l’alimentation et les cosmétiques comme dans d’autres secteurs industriels. Ces équipes travailleront en collaboration avec les entreprises québécoises et les chercheurs du MAPAQ, de l’UQAR, de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), du Centre de recherche sur les biotechnologies marines et d’autres centres de recherche québécois et étrangers.

« À l’heure où les débarquements provenant des activités plus traditionnelles de pêche connaissent des difficultés, le Québec doit prendre le virage de l’innovation technologique afin d’optimiser l’utilisation des matières premières issues de la mer, d’autant plus que le potentiel des biomolécules sur le marché international est très élevé. En plus de correspondre parfaitement à ce virage, l’initiative de l’UQAR que nous appuyons par cette aide financière permet à celle-ci d’accroître significativement sa présence en Gaspésie », a précisé Mme Normandeau.

« L’entente sur les biomolécules marines permet à la Gaspésie de faire un véritable virage vers l’économie du savoir dans un secteur à très fort potentiel. En augmentant le nombre de chercheurs de l’UQAR qui se consacreront à ces développements, en favorisant la concertation et la synergie entre les différents groupes de chercheurs, en formant en région et pour la région de futurs chercheurs et professionnels en biotechnologies marines, l’UQAR contribuera activement à la dynamique de l’économie gaspésienne, jouant ainsi véritablement son rôle d’université régionale», a indiqué M. Ringuet.

L’implantation de ces équipes de recherche nécessite donc un investissement total de 1,143 millions de dollars sur une période de trois ans. De l’aide gouvernementale accordée, 650 000 $ proviennent du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation alors que la contribution du ministère du Développement économique et régional, issue du Fonds de soutien au développement des créneaux d’excellence de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, s’élève à 300 000 $. La contribution de l’UQAR est de 193 000 $.

« Le développement d’activités de production à forte valeur ajoutée faisant appel à l’innovation technologique, à la recherche et au développement ainsi qu’au transfert des connaissances constitue l’un des principaux défis de l’économie du Québec et de ses régions. Les régions maritimes du Québec profitent à cet égard des avantages que leur confère la reconnaissance du créneau d’excellence marin en tant que priorité de développement », ont conclu Mmes Gauthier et Normandeau.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER)
http://www.uqar.uquebec.ca/ismer

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

Université du Québec à Rimouski (UQAR)
http://www.uqar.uquebec.ca/

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